Comment un simple teaser de Square Enix m’a rendu fou (de joie) !
Vous en avez très certainement entendu parler cette semaine : Square Enix a lancé un « mystérieux » – c’est vite dit – teaser sous la forme d’un site web arborant un compte à rebours lundi dernier, vous m’direz ce n’est qu’un simple site teaser comme beaucoup de d’éditeurs font depuis des lustres ce qui n’est pas faux. Et pourtant ce teaser est pour moi une véritable tuerie qui déchire des Marsupilami en 38 (!) et depuis son lancement je ne peux pas m’empêcher de m’y rendre plusieurs fois par jour avec toujours un grand sourire aux lèvres.

Le teaser décrypté
Square Enix n’a pas communiqué et ne communique d’ailleurs toujours pas sur ce teaser, essayant d’en préserver le mystère qui décidément n’en est pas un du tout car il a été percé très très rapidement. En effet si il n’évoque rien du tout pour un joueur lambda qui – à moins de lire les news de sites spécialisés – ne doit véritablement rien comprendre à ce qui se cache derrière cette image, le site s’apparente en réalité à un énorme orgasme pour les fans de The World Ends With You qui ont vite fait tomber le pseudo mystère autour du site dont le premier indice est l’adresse elle même : http://www.square-enix.co.jp/subaseka/
Les fans japanophones auront vite fait le rapprochement : subaseka = Subarashiki Kono Sekai, qui n’est autre que le titre japonais du jeu – qui pour le coup ne se traduit pas par The world ends with you mais It’s a Wonderful World, m’enfin les changements de noms JP>US… >_>.
Effectivement c’est loin d’être assez pour en tirer des conclusions mais attardons nous sur l’image de fond composé de grattes-ciel qui fait directement penser à Shibuya avec la fameuse tour 109 dont on reconnaît la forme, une tour qui en plus d’être un temple reconnu de la mode au Japon est aussi et surtout l’emblème de TWEWY dont l’action se passe entièrement là-bas.
L’image est accompagnée d’un compte à rebours de 7 jours, date à laquelle Square Enix devrait enfin sortir de son silence et faire une annonce, et là vous vous demandez peut-être en quoi ce compte à rebours est intéressant. Eh bien une fois de plus c’est un énorme clin d’œil – un double qui même – au jeu, d’une part car la police utilisée est tout simplement la même que pour les fameux compte à rebours inscrits sur les mains des héros dans TWEWY et d’autre part car la deadline de 7 jours renvoie au fait que le jeu est découpé en 3 chapitres se déroulant chacun sur 7 jours.
Toujours pas convaincu(e) ? Okay, j’vais donc vous balancer la dernière feature qui en plus de provoquer un eargasm de fou chez les fans ne peut que confirmer qu’on se trouve face à du TWEWY : la musique de fond qui est tout simplement un remix vraiment sympa du thème principal du 1er opus : Twister dont j’vous balance l’originale.
Bref il y a tant de grosses références dans ce teaser intelligent que je le surkiffe comme pas deux, et pis j’ai oublié de le mentionner mais la musique change et s’étoffe de jour en jour passant de quelques samples entrecoupés de petits blancs à un remix de Twister de plus en plus travaillé et classe. Un remix qui sait se démarquer de l’originale tout en lui restant très fidèle dans l’esprit et qui au final vaut à lui tout seul une visite sur le site que vous soyez fan ou non parce que ça balance de l’eargasm en boîte.
Pourquoi j’attends un The World Ends With You 2
Bon après faut avouer que si le teaser a bien fait plaisir à mon cœur de fanboy, ce n’est pas tant pour le site en lui-même que pour l’annonce d’un prochain The World Ends With You que j’attendais depuis très longtemps. Évidemment TWEWY n’est pas la licence la plus connue de Square Enix, au contraire y a pas tant de joueurs/euses que ça qui la connaissent et c’est bien dommage car il s’agit là d’un des meilleurs titres de la firme nipponne – je dirais même le meilleur depuis Kingdom Hearts – et un must have de la DS.
Il faut dire que ce RPG avait su se démarquer de ce qu’on connaissait déjà à l’époque : déjà il nous balançait une intrigue vraiment originale qui avait en plus la particularité de se dérouler à notre époque dans un lieu bien réel – comme quoi il y a pas besoin de déballer tout un univers heroic fantasy zarbi’ pour charmer un joueur, hein ! Et puis il y avait ce gameplay tout simplement génial où pendant les combats on dirigeait deux personnages distincts combattant chacun dans un écran différent :le perso de l’écran du dessus se battait avec les touches directionnelles tandis que celui du dessous se dirigeait et envoyait ses attaques uniquement avec le stylait, un gameplay déroutant à la base mais qui se révélait vite jouissif une fois qu’on en avait compris les subtilités et pis c’était aussi l’un des rares jeux à exploiter intelligemment l’écran tactile de la console – le seul autre qui me vient à l’esprit c’est Okami Den. Enfin il y avait cette bande-son bien groovy qui était à tomber par terre et un charadesign de Tetsuya Nomura vraiment classe.
Bref vous l’aurez compris, ce jeu je l’ai surkiffé à l’époque et rétrospectivement parlant c’est bien la dernière fois que j’ai pris autant de plaisir à jouer à un titre de Square Enix qui m’ont quand même pas mal déçu par la suite – avec leur nanard Star Ocean 4, un Final Fantasy XIII et XIII-2 dont l’univers ne m’a pas attiré et les Kingdom Hearts qui malgré leur bon gameplay commencent à s’essoufler avec toutes ces intrigues tirées par les cheveux.
Vous comprendrez enfin donc pourquoi ce teaser m’a autant fait vibrer; après un caméo des personnages de TWEWY dans Kingdom Hearts 3D qui déjà m’avait redonné de l’espoir, maintenant on a enfin la confirmation que la licence revient enfin sur scène et ça c’est vraiment énorme parce que Square Enix tient décidément une pépite dans les mains pour la 3DS de Nintendo, reste à savoir maintenant si ça sera un remake ou une véritable suite…
Aperçu – Heroes of Ruin (démo 3DS)
Une démo d’Heroes of Ruin est sortie aujourd’hui même sur l’eShop de la 3DS, une démo d’un jeu développé par n-Space et édité par Square Enix qui a pas mal fait parler de lui et que pas mal de monde attendait vu le catalogue RPG peu fourni de la 3DS pour l’instant. J’ai moi-même suivi la progression du jeu qui me laissait perplexe et j’ai profité de la sortie de la démo pour donc avoir un petit aperçu et me faire enfin du idée du jeu avant sa sortie prévue pour demain. Même si maintenant je sais ce que donne le jeu, pad en main, je dois vous avouer que finalement je suis pas beaucoup plus avancé que ça et je n’arrive toujours pas vraiment à me faire un avis.
Bon autant vous le dire de suite, il a fallu m’y prendre par deux fois pour vraiment tester le jeu car Heroes of Ruin possède un univers très particulier auquel j’accroche pas du tout, autant j’adore les épopées style heroic-fantasy, autant je déteste les jeux adoptant un univers similaire. Au premier lancement de la démo, j’ai été déçu dans un premier temps par la personnalisation du personnage qui s’avère plutôt basique et une fois lancé dans le donjon, j’ai été rapidement rebuté par les graphismes, la caméra et une fois de plus, l’univers. Bref au bout de 10 minutes de jeu, j’ai lâché le tout et m’en suis allé raconter du bullshit sur Twitter – excuse pourrie pour tester WordPress 3.4. x]
Ouais bon 10 minutes de jeu et #HeroesofRuin me lourde déjà… le gameplay est sympa mais l’univers ne m’intéresse pas du tout et pis c’est
— Kenny (@DaFrenchWeasel) Juin 14, 2012
#LastTweet vraiment un simple MMO comme tant d’autres au final. Il s’adresse vraiment aux joueurs de RP plus qu’autre-chose…
— Kenny (@DaFrenchWeasel) Juin 14, 2012
Bien évidemment on ne peut pas se forger une véritable opinion en si peu de temps et puis sachant que j’avais été plutôt injuste dans mes propos – du moins partiellement – j’ai relancé la démo et voilà ce qu’il en ressort:
Au début on a le choix entre deux personnages différents proposant deux gameplay distincts : le Pistolero qui se bat avec deux flingues et attaque principalement à distance ainsi que le Rugisseur qui en bon tank se bat au corps-à-corps. Après une pseudo séance de personnalisation du personnage – on peut changer la coupe de cheveux, la peau / fourrure, deux couleurs et basta – nous voilà balancés dans le donjon, une forêt où notre but est d’éradiquer un mauvais esprit voulant lancer une guerre, bref faut aller éclater un boss au fond de la forêt quoi. Sur votre route vous rencontrerez d’autres esprits qui vous donneront des quêtes annexes à accomplir afin de gagner de l’XP, des pièces d’or et de l’équipement, vous croiserez aussi de nombreux ennemis à pourfendre – style araignées géants, morts-vivants et tout ce qui peuple les forêts hantées habituelle.
Le gameplay se veut très accessible puisqu’il tourne autour de 4 principaux éléments : le bouton d’attaque que vous allez marteler gaiement pour tuer les bestioles, trois boutons auxquels vous pouvez attribuer des sorts et attaques spéciales que vous débloquerez, la gâchette de droite pour parer / esquiver les coups et les touches directionnelles pour utiliser vos potions de santé et d’énergie magique à la volée. Au final on se retrouve devant un hack’n slash assez classique mais efficace où vous bourrinez l’ennemi – toujours locké automatiquement – en vous souciant juste de votre santé et de votre énergie – exception pour les boss qui vous demandent un tout p’tit peu de réflexion et d’analyse si vous ne voulez pas trop subir de dégâts. De la même manière, les quêtes annexes ne sont pas bien compliquées et vous touchez votre butin dès que les objectifs sont atteints – pas besoin de retourner voir le PNJ qui vous a demandé de l’aide et ça c’est classe !
Bien évidemment ça ne veut pas pour autant que le gameplay est dénué de subtilités puisqu’il faudra aussi faire attention à optimiser votre équipement qui a son influence sur vos stats et vos performances, de plus à chaque niveau que vous gagnerez vous devrez choisir 3 points pour augmenter vos stats et un point pour obtenir une nouvelle technique – d’attaque, de soutien ou passive – ou améliorer ceux que vous possédez déjà. Bref, on a là un gameplay qui malgré son côté répétitif est plutôt dynamique et amusant, par contre j’ai trouvé les personnages un peu lourds à manier et lents.
Le parti-pris artistique du jeu quant à lui ne m’a pas vraiment conquis : les graphismes se révèlent assez inégaux avec des éléments de décor pas toujours bien modélisés mais qui restent en général plutôt jolis, des textures parfois dégueux comme pas deux parfois super détaillées mais les effets de lumières sont eux très réussis et donnent du cachet aux environnements. La bande-son colle à l’ambiance même si les musiques ne sont pas pour autant extraordinaires, mais il faut souligner le doublage français qui est assez fun – le rugisseur qui gueule « meurs scélérat ! » avec une voix de guerrier bien cliché et rappelant parfois Teal’c de Stargate SG-1 est juste épique ! On a une ambiance fantasy assez sympa qui plaira aux amateurs du genre -mais moi j’aime pas, na !
Je dirai donc pour conclure que cette démo m’a laissé finalement une bonne impression – j’y ai tout de même passé plus de 40 minutes dessus ! – et même si je ne risque pas d’acheter Heroes of Ruin de suite, je pense que si vous aimez l’exploration, les univers heroic-fantasy, le role-play – ou que vous aimez tout simplement dégommer des monstres à la chaîne et looter du stuff – ce jeu est un bon investissement d’autant plus qu’avec ses 4 classes différentes et son mode multijoueur – local ou en-ligne – jouable jusqu’à 4, vous risquer d’y passer un bon moment.







