Coup de coeur manga – Bye bye, my brother

Publié le 8 mai 2013
Catégorie(s) : Mangas / Anime

Il y a parfois de ces mangas qui attirent notre attention de manière presque mystérieuse : le titre ne vous dit rien, vous ne connaissez pas l’auteur, la couverture n’est pas forcément des plus exceptionnelles ou attrayantes et pourtant bizarrement vous vous sentez obligé de l’acheter ayant fleuré une petite perle. Bye bye, my brother de Yoshihiro Yanagawa, oneshot édité chez Casterman en est l’exemple parfait, retour sur mon dernier coup de cœur manga.

Bye bye, my brother - La critique sur Nyan Blog !

Bye bye, my brother raconte l’histoire touchante de Nido, un boxeur orphelin avec qui la vie n’a pas été tendre : après avoir perdu son frère Shiro durant l’enfance, le voilà maintenant blessé à la jambe ce qui l’a fait abandonné la boxe dans laquelle il excellait pourtant et se voyait promis à un brillant avenir. Le voilà maintenant plus que l’ombre de lui-même, du moins jusqu’à sa rencontre avec Jiro, jeune boxeur qui ressemble étrangement à son frère et qui va ranimer son rêve, du moins c’est sans compter sur le Dieu de la mort qui rôde…

 

Yoshihiro Yanagawa est un mangaka qui a notamment travaillé aux côtés de Tsukasa Hojo sur City Hunter mais c’est dans un tout autre registre que s’inscrit ce manga avec une histoire vraiment poignante : personnellement, ne m’intéressant pas du tout à la boxe j’avais peur que le sport en question prenne trop de place et de me retrouver avec une sorte d’adaptation manga de Rocky pour caricaturer mais en fait il sert juste de prétexte à une intrigue dramatique plutôt profonde et qui m’a agréablement surpris. Ici ce qui est vraiment mis en avant ce sont les personnages confrontés à des choix parfois très difficiles et notamment le personnage de Nido, perso torturé auquel on s’attache très rapidement.

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D’ailleurs le choix d’utiliser des personnages anthropomorphes – des animaux à apparence humaine – plutôt que des humains est pour ma part un choix vraiment intéressant puisqu’il permet j’pense une meilleure représentation des émotions des personnages qui fonctionneraient moins si l’auteur avait utilisé un style réaliste avec de vrais humains. Très franchement, la patte graphique de Yanagawa est tout simplement magnifique étant paradoxalement à la fois très détaillée et minimaliste avec notamment des environnements fouillés mais sans fioritures et qui savent se faire discrets, j’ai bien aimé aussi l’utilisation des feutres avec des nuances de gris plutôt que les traditionnelles trames.

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Je pense que ce qui a fait que j’aie tant adhéré à Bye Bye, my brother est la fait qu’il me rappelle énormément l’ambiance des films d’Hayao Miyazaki avec tout ce côté onirique, le personnage du Dieu de la mort notamment et même au niveau de certains plans qui m’ont fait penser à certains de ses films dont le voyage de Chihiro par exemple m’enfin après ça reste subjectif. Enfin il y a le chapitre bonus « Le chat, le bus et moi » qui vient compléter l’intrigue principale et qui pour moi vaut à lui tout seul la lecture du manga.

 

Au final Bye bye, my brother est un oneshot dont je ne regrette absolument pas mon achat – vous pouvez vous le procurer par exemple – et que je vous invite fortement à découvrir tant il est magnifique. C’est typiquement le genre de manga malheureusement trop peu connu malgré l’expérience rafraîchissante et agréable qu’il propose. A lire d’urgence !

Oldies – Cardcaptor Sakura (saison 1)

Publié le 6 février 2013
Catégorie(s) : Chroniques, Mangas / Anime

J’ai évoqué plusieurs fois l’anime adapté du manga de CLAMP : Cardcaptor Sakura – ou Sakura, chasseuse de cartes en VF – qui m’a énormément marqué dans mon enfance et m’a invité à m’intéresser aux mangas et animes en général comme j’ai pu le dire dans une précédente chronique (lire l’article) mais à vrai dire, à ce moment là j’avais oublié à quel point cet anime était de qualité. Le fait de revoir la saison 1 dans son intégralité a été l’occasion pour moi de redécouvrir un anime qui tient toujours la route aujourd’hui.

Critique - Cardcaptor Sakura (saison 1)

Pour les quelques jeunots au fond qui ne connaitraient pas du tout la série, on y suit les aventures de Sakura Kinomoto, jeune écolière de 10 ans qui trouve un jour dans la bibliothèque de son père un bouquin intitulé le « Livre de Clow ». Ce qu’elle ne sait pas c’est qu’en ouvrant ce livre, elle va libérer par la même occasion toutes les cartes magiques qu’il contenait et qui vont foutre le boxon dans la ville. Sakura, aidée par le gardien des cartes Kerberos – ou Kero -, devra donc se lancer à la recherche de ces cartes et les sceller avec son sceptre magique.

L’intrigue ne tarde pas à se lancer puisque qu’après une présentation du quotidien de Sakura et de son entourage, on passe rapidement au pivot de l’épisode : la découverte du livre de Clow ainsi que la rencontre avec Kero suivi par la capture de la première carte de Clow : Fly – que l’on reverra très souvent tout au long de la série – qui conclue ce premier épisode. Un premier épisode qui donne le ton de l’anime : à savoir une ambiance légère avec ce petit côté tranche de vie, ces personnages attachants, une bonne dose d’humour et cette romance Sakura/Yukito parfois gnan-gnan mais bon ça reste une série Magical Girl donc c’est normal – et ça reste bien plus digeste que bon nombre d’autres animes. Une bonne dose d'humour au rendez-vous aussi !L’intrigue est plutôt simple pour une bonne partie de cette saison puisque la structure de chaque épisode est identique avec une tranche de vie suivie par l’apparition d’une carte, d’un combat puis de sa capture. Néanmoins la première saison ne tourne pas en rond pour autant : chaque carte étant unique, chaque épisode propose des histoires originales – ce qui permet de ne pas être perdu si on prend la série en cours – et apporte son lot de petites surprises et pour peu que l’on soit sensible à l’ambiance, on se retrouve très rapidement immergé par celle-ci.

L’arrivée de Shaolan Li, grand rival hongkongais de la chasseuse nippone, à l’épisode 7 et plus tard celle de sa cousine Meilin Li, mini-tsundere en puissance – permet d’ailleurs de dynamiser très rapidement cette première saison. Et les épisodes dramatiques eux-même viennent encore booster la saison comme le génial « Sakura et son double » que j’adorais quand c’était diffusé à la télé et qui reste toujours l’un de mes épisodes préférés aujourd’hui. D’ailleurs une petite sélection d’épisodes que j’ai beaucoup apprécié et qui valent le détour : « La broche mystérieuse », l’excellent « Une journée sans fin », « Sakura et l’arc-en-ciel » ou encore « Dans la peau d’un autre » pour ne citer qu’eux. L’intrigue reçoit encore un deuxième coup de boost avec l’arrivée de la mystérieuse Mlle Mizuki, personnage qui prendra de l’importance notamment dans la 2ème saison que je vous présenterai plus tard.

 

La carte fly en action !Au niveau visuel, CCS s’en tire vraiment bien avec des décors plutôt propres et bien travaillés pour la plupart, un jeu de lumière joli, un chara-design vraiment sympathique – certaines cartes sont vraiment magnifiques – et qui est assez fidèle au style CLAMP. Par contre je regrette que la version proposée par IDP ne soit pas une version remasterisée ce qui fait que l’image accuse tout de même son âge car parfois assez floue. J’espère que l’on aura le droit à la récente version Blu-Ray bien plus jolie et surtout en 16/9 un jour en France – c’est d’ailleurs cette version que je vous ai mis en vidéo sur l’article. La série reste tout de même agréable visuellement et c’est le principal.

Pour continuer sur la réalisation artistique, parlons un peu de la bande son qui est vraiment de bonne qualité. L’OST est tout bonnement énorme et sait soutenir l’action comme il se doit avec des themes variés qui sont pour une bonne partie magnifique et qui vous marquent – je pense par exemple à ‘Kibou no Yokan’ que l’on entend à chaque fin d’épisode ou ‘Sakura no Thema’ dont je pense tous ceux qui ont vu la série s’en rappelleront. L’Opening ‘Catch you, catch me’ et l’Ending ‘Full Groovy’ de la saison n’en sont pas en reste puisqu’ils sont vraiment agréable à l’oreille – du moins en VO.

Ce qui m’amène au doublage qui est bien-sûr de qualité différente selon la version que vous choisissez : au début j’ai choisi la VF par nostalgie et bien qu’elle ne soit pas mauvaise, il faut l’oublier. Entre les openings/endings massacrés – et je ne parle pas du très bizarre ‘Can’t take your nagging anymore’ qui était juste utilisé pour la diffusion sur M6 –, les noms francisés à outrance pour tous les personnages et les voix pas terribles on a tôt fait de passer à la VOSTFR. Et là c’est tout autre-chose, personnellement j’ai accroché direct au doublage qui est vraiment au top et les sous-titres français me semblent plus proche de la série que la VF simple. D’ailleurs j’ai eu l’agréable surprise de voir que les sous-titres reprenaient bien l’histoire originale et non la version censurée de la VA et de la VF qui omettaient les relations parfois ambigües – pour ne pas dire gays – entre certains personnages et certains éléments scénaristiques qui étaient changés sans raison. Et si ça ne suffit pas à vous convaincre d’écouter en VO, j’ai l’argument imparable : Kero doublé par Aya Hisakawa et qui vaut à lui seul d’écouter en Jap’ tant le doublage est bon – sérieusement, ses ‘konynyachiwaaaaa’ me tuent à chaque fois. x]

 

Bref, si vous ne connaissez pas cet anime je ne peux vous inciter fortement à le regarder rien que la 1ère saison – vous pouvez choper l’intégrale pour peanuts ici – montre à elle seule à quel point Cardcaptor Sakura n’a pas volé sa réputation d’anime culte. La série possède toutes les qualités qu’un anime doit avoir : les dessins sont jolis, la bande-son en VO est géniale – si vous avez déjà vu la série en VF, faut la revoir en VO parce que c’est un tout autre niveau – et l’intrigue est vraiment sympathique avec une qualité croissante surtout quand on se rapproche de la 2ème saison qui est au top et dont je vous en parlerai dans un article futur. Releaaaase~ !

Geek My Life – Comment j’ai découvert les mangas

Publié le 28 novembre 2012
Catégorie(s) : Chroniques, Mangas / Anime

Vous reprendrez bien un peu de nostalgie ? Après un premier article où je parlais anime (ici), j’avais envie de partager avec vous comment j’me suis mis aux mangas.

Comme j’en avais parlé dans mon article sur les animes, Card Captor Sakura – ou Sakura, la chasseuse de cartes si vous préférez – a toujours eu une importance particulière pour moi puisque c’était l’anime qui m’avait donné envie de m’intéresser à l’animation japonaise. Ce que j’avais oublié de mentionner c’est qu’il s’agit aussi du dessin-animé qui m’a fait découvrir succinctement ce qu’était le Japon et pis qui m’a aussi incité à lire des mangas – d’ailleurs pour avoir récemment visionné des épisodes, j’peux vous dire qu’outre le côté un peu cul-cul de l’histoire, l’anime a très bien vieilli et n’a rien à envier à ceux d’aujourd’hui. J’ai aussi oublié de mentionner La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, anime cultissime adapté d’un roman que je vous invite à découvrir, ‘fin bref.

 

Bizarrement Sakura n’a pas été mon tout premier manga papier – d’ailleurs pour tout vous avouer, je ne l’ai jamais lu –, et même chose pour les Dragon Ball que j’ai seulement dû feuilleter vite-fait. En fait mon premier manga je l’ai acheté par hasard dans un hypermarché bien connu et il s’agissait de Et Cetera par Tow Nakazaki. Et pour l’anecdote, étant un gros noob à l’époque j’ai commencé par l’un des derniers tomes et j’ai lu une partie du tome acheté… à l’envers. *SBAF !*

Que dire de Et Cetera ? Je ne me rappelle plus vraiment de l’intrigue mais j’me souviens que je l’avais bien kiffé à l’époque, les dessins et les personnages étaient plutôt sympathique si je ne m’abuse et aujourd’hui il m’en reste encore quelques tomes – allez savoir où sont passé les autres. Par contre s’il y a bien un truc que je n’ai pas oublié c’est que le manga m’a très rapidement dégoûté des éditions Glénat avec leur papier rigide et leurs mangas qui se « déplument » au fur et à mesure de la lecture, j’sais pas si c’est toujours le cas aujourd’hui mais depuis ce jour – mis à part un Evangelion – je n’ai plus jamais acheté de mangas venant de chez eux.

 

Bref si j’ai bien apprécié Et Cetera le premier manga qui m’a vraiment conquis c’était Love Hina qui me faisait marrer comme pas deux à chaque tome et dont j’avais notamment adoré les tomes 10~12 avec l’arc Kanako tout simplement énorme. Si vous ne connaissez pas ce manga culte de Ken Akamatsu et que vous ne faites pas d’indigestion devant des comédies type « ecchi » – perso ce type d’histoire a tendance à me gaver aujourd’hui – dans ce cas-là foncez le lire ! Par la suite je suis resté un bon moment chez Pika avec Negima – très bon jusqu’au tome 20 –, Air Gear et les Clamp : Tsubasa Reservoir Chronicles, xxxHolic, Chobits, etc…

 

J’ai bien évidemment lu un bon nombre de mangas « cultes » comme Hunter x Hunter – dont j’ai surkiffé l’arc dans Yorknew –, Naruto que je lis maintenant plus par habitude et enfin Death Note qui est le dernier manga que j’ai lu avant mon « overdose » d’Otakulture. A l’époque je lisais énormément de mangas et regardais tout autant d’animes ce qui m’a gavé au bout d’un moment et m’a fait lâcher le tout pendant presque 2 ans…

En m’y remettant j’ai fait un petit détour du côté des manwha (mangas coréens) avec le très très bon Kurokami de Lim Dall Young et Park Sung Woo publié par Ki-oon. Je ne vais pas m’attarder sur l’intrigue – Wikipédia est là pour ça – mais il s’agit là encore d’une bande-dessinée que je vous conseille fortement : c’est très beau, les personnages ont vraiment la classe et l’histoire est prenante et originale. Dans la même veine et toujours édité par Ki-oon, j’vous conseille Doubt de Yoshiki Tonogai, excellent thriller et sa suite spirituelle : Judge.

 

J’ai lu pas mal d’autres mangas par la suite bien-sûr mais bon cet article n’avait pas pour but de dresser une liste exhaustive – encore heureux d’ailleurs, sinon je vous dis pas l’article bien chiant à lire. M’enfin voilà donc pour ce petit billet nostalgique « 3615 Mylife », j’espère qu’il vous aura plu. En tout cas n’hésitez pas à partager vos lectures par commentaire, ça m’intéresse et si vous voulez plus d’articles de ce genre ou de critiques mangas/anime, n’hésitez pas non plus à me le faire savoir ! :)

Critique – CLANNAD, un manga qu’il est bien !

Publié le 21 novembre 2012
Catégorie(s) : Mangas / Anime

Aujourd’hui je vais vous parler d’une licence qui me tient énormément à cœur : Clannad qui pointe enfin le bout de son nez en France après plus de 6 ans d’attente en commençant par l’adaptation en manga de Juri Misaki distribué par les éditions Ototo. Le premier tome est sorti le mois dernier et c’est toujours avec un grand plaisir que je retrouve ma série préféré.

 

Clannad à la base est un visual novel de Key – un jeu PC qui s’apparente à une sorte de roman virtuel « dont vous êtes le héros » illustré – sorti en 2004 et qui a connu beaucoup de succès puisqu’il a été par la suite adapté en manga – dont celui-ci – ainsi qu’en anime, son adaptation la plus connue et qui a aujourd’hui obtenu un statut culte parmi les fans d’anime de type tranches-de-vie.J’ai moi-même fini le VN et maté l’anime il y a maintenant 5~6 ans et c’était à l’époque pour moi un véritable coup de cœur à la manière d’Ano Hana (dont vous pouvez lire ma critique ici) et même aujourd’hui il reste dans mes 3 animes préférés.

En VN ça donne ça

Le manga reprend la trame principale du VN : on suit la vie de Tomoya Okazaki, un lycéen désabusé et déçu par la vie qui a acquis au fil du temps  une réputation de délinquant dans son lycée. Froid avec les autres élèves, il rencontre un beau matin Nagisa Furukawa, jeune fille timide et qui a perdu tous ses amis à cause de sa santé fragile qui l’a fait louper sa dernière année. A partir de là une histoire se crée entre les deux et Tomoya laisse tomber le masque pour aider Nagisa a réaliser son rêve : monter un club de théâtre.

Ne vous fiez pas à cette apparence de simple roman à l’eau de rose cul-cul, on a bien affaire à l’un – si ce n’est le – maître des mangas type tranche de vie. Clannad est un manga qui vous prend aux tripes et vous embarque dans une histoire mêlant de bonnes doses d’humour sur une trame de fond sérieuse et dramatique – parfois même tragique – mais sans pour autant tomber dans la surenchère. Il y a une chose qui m’a agréablement surpris à propos de l’intrigue : elle commence à se dévoiler assez rapidement et sans aucune longueur contrairement à bien d’autres mangas de ce type et ça c’est vraiment cool – d’ailleurs si ça peut vous convaincre, comme indiqué sur la quatrième de couverture (bravo Ototo !), le manga ne s’étale pas sur des siècles et ne fait que 8 tome.

Pour servir cette intrigue on a le droit à une grande galerie de personnages tous différents avec notamment une majorité de filles – mais là encore n’espérez pas avoir un énième manga ecchi bande de perv’ –, et des personnages assez caricaturaux de prime abord –  on trouve notamment Youhei Sunohara le sidekick débile et opportuniste, Kyou Fujibayashi la tsundere, Tomoyo Sakagami l’ex-délinquente… – mais qui possèdent tous une profondeur et auxquels vous vous attacherez forcément.

 

En ce qui concerne la mangaka, j’avoue qu’au départ son style ne me transcendait pas mais au final je trouve que le manga a une patte graphique vraiment sympathique en proposant un bon compromis entre le style seinen et le style shojo avec un trait adulte, maîtrisé, propre mais pas rigide pour autant et distillant quelques petites doses de fleur – sérieusement il doit y avoir dix cases maxi’ comme ça dans ce premier tome. Malgré le chara-design de Tomoya avec lequel j’ai un peu de mal – ce que l’on peut excuser vu qu’il s’agissait de la toute première adaptation –, le reste des personnages sont plutôt bien représentés avec des décors plutôt agréables – même s’ils sont parfois un peu trop discrets à mon goût – et la mise en scène est vraiment bien faite, on retrouve bien les situations du VN ainsi que de l’anime.
Conseil : écoutez l’OST de l’anime pendant votre lecture pour être à fond dans l’ambiance. :)

 

Avec ce premier tome de l’adaptation manga de Clannad, Ototo nous fait un joli cadeau en nous proposant cette perle tout droit venue du Japon. Une perle que je vous conseille bien évidemment trèèèès fortement, que vous soyez fan de ce genre d’intrigue ou non, et à laquelle vous ne resterez pas insensible. En tout cas j’ai hâte de lire la suite et j’espère que ce choix d’édition donnera des idées à certains pour que l’on ai enfin l’anime en France.

Impressions anime – Little Busters Ep.1 : Nous nous appelons… « Little Busters » !

Publié le 8 octobre 2012
Catégorie(s) : Mangas / Anime

S’il y a bien une adaptation d’un visual novel en anime que j’attendais depuis longtemps c’est bien celle de Little Busters par J.C. Staff que j’attendais depuis maintenant plus de quatre ans, depuis l’annonce de sa sortie il y a quelques mois mon excitation n’a fait que grandir jusqu’à ce que mon vœu ait été enfin réalisé la semaine dernière. Après m’être rué sur la vostfr du premier épisode sortie hier, je vous livre mes impressions.

 

A la base Little Busters est un visual novel – une sorte de livre dont vous êtes le héros sur PC made in Japan – de Key sorti en 2007, soit peu de temps après la diffusion de Clannad une adaptation en anime du visual novel précédent de la compagnie que j’avais surkiffé – et que je vous conseille parce qu’il est culte et fait passer Ano hana pour du pipi de chat – et c’était donc avec beaucoup d’espoir et d’impatience que j’avais fait en partie ce VN (la traduction en anglais était à peine entamée). J’ai pas été déçu car au final il proposait une intrigue vraiment prenante de thème tranche de vie/comédie/dramatique/fantastique avec des personnages attachants et embarquait en plus pas mal de nouveautés par rapport à Clannad comme une dimension RPG et un mini-jeu de baseball funky.

 

Tout d’abord au niveau de l’intrigue, je vous avouerai qu’il ne se passe pas grand-chose dans cet épisode: on nous présente très rapidement les protagonistes avec un petit combat improvisé dans la cafétéria entre Kengo et Masato qui se battent avec des armes balancées au hasard par les autres élèves à savoir respectivement un revolver et… un chaton. Arrive ensuite Riiiiiiiiiiin (!) – ouais, j’ai pété ma pile à ce moment-là – qui vient mettre une raclée au pauvre Masato sous les yeux de Kyosuke, son frère et de Riki, le protagoniste qui s’empresse ensuite de nous expliquer comment il a rencontré cette joyeuse équipe, les Little Busters. L’intrigue est ensuite lancée tout doucement dans la seconde moitié d’épisode… et voilà !

Pas de surprise on est bien là devant un premier épisode d’anime type « tranche de vie » tout ce qu’il y a de plus classique, mais je tiens à souligner plusieurs points: tout d’abord j’ai été agréablement surpris de voir que l’anime a poussé son respect de l’œuvre originale a l’extrême car si la trame reprend celle du VN à la lettre pour le moment, ils ont été jusqu’à ajouter le coup des titres que l’on débloque selon certaines actions ainsi que le coup des citations débiles que Kyosuke invente et qui m’ont donné un fou rire comme pour le VN à l’époque. Car oui, si Little Busters a une intrigue dramatique – non je ne vous spoilerai pas – on retrouve tout de même un comique de situation absurde – mais pas forcé – qui vous décrochera à coup sûr un sourire ou un rire.

 

Dès les premières secondes m’a foutu une belle claque dans la truffe, j’appréhendais un peu le style graphique mais au final il faut avouer que le travail des studios J.C.Staff est tout simplement magnifique: les traits sont fins et propres, l’anime est vraiment coloré et s’il y a p’têt un seul truc que je pourrais critiquer, c’est le fait que le noir un poil trop atténué à mon goût mais c’est vraiment pour chipoter parce que l’anime est vraiment agréable à l’œil. D’ailleurs j’étais content de voir qu’ils nous ont fait un gros clin d’œil au mini-jeu de baseball dans la VN en incluant les sprites des personnages dans l’aperçu de l’épisode suivant, le souci du détail.

L’animation quant à elle était plutôt pas mal même si je trouve qu’il y avait un poil trop de plans fixes, et pis j’ai regretté notamment de voir que les gars du studio nous aient foutu une saleté d’ellipse lors du – mini spoil – premier affrontement entre Sasami et Rin que j’aurais vraiment aimé voir mais bon…

Et autre point très important, le chara design des personnages a été respecté et d’ailleurs ceci se révèlent toujours aussi attachants avec d’ailleurs un doublage plutôt réussi – juste la voix de Riki qui me gêne un peu, la seiyuu a une voix pas assez masculine mais bon ça va encore. D’ailleurs au niveau de la bande-son, aucune surprise: on retrouve les mêmes themes que dans le visual novel et ça c’est vraiment cool surtout lorsque l’on voit l’opening avec le theme principal chanté par Rita vraiment très bon, j’espère quand même voir quelques themes originaux faire leur apparition par la suite.

Au final on a là un début vraiment prometteur avec un premier épisode qui reste agréable à regarder et qui nous propose une première approche avec l’univers et les personnages malgré quelques p’tits bémols, après faudra attendre encore quelques épisodes avant de pouvoir se forger un véritable avis sur l’anime. J’vous invite néanmoins fortement à découvrir cet anime qui s’il suit bien la trame du VN et reste aussi joli risque d’être l’un de meilleurs de cette année 2012 – par contre évitez la vostfr made in Meda vraiment pourrie.