Coup de coeur manga – Bye bye, my brother

Il y a parfois de ces mangas qui attirent notre attention de manière presque mystérieuse : le titre ne vous dit rien, vous ne connaissez pas l’auteur, la couverture n’est pas forcément des plus exceptionnelles ou attrayantes et pourtant bizarrement vous vous sentez obligé de l’acheter ayant fleuré une petite perle. Bye bye, my brother de Yoshihiro Yanagawa, oneshot édité chez Casterman en est l’exemple parfait, retour sur mon dernier coup de cœur manga.

Bye bye, my brother - La critique sur Nyan Blog !

Bye bye, my brother raconte l’histoire touchante de Nido, un boxeur orphelin avec qui la vie n’a pas été tendre : après avoir perdu son frère Shiro durant l’enfance, le voilà maintenant blessé à la jambe ce qui l’a fait abandonné la boxe dans laquelle il excellait pourtant et se voyait promis à un brillant avenir. Le voilà maintenant plus que l’ombre de lui-même, du moins jusqu’à sa rencontre avec Jiro, jeune boxeur qui ressemble étrangement à son frère et qui va ranimer son rêve, du moins c’est sans compter sur le Dieu de la mort qui rôde…

 

Yoshihiro Yanagawa est un mangaka qui a notamment travaillé aux côtés de Tsukasa Hojo sur City Hunter mais c’est dans un tout autre registre que s’inscrit ce manga avec une histoire vraiment poignante : personnellement, ne m’intéressant pas du tout à la boxe j’avais peur que le sport en question prenne trop de place et de me retrouver avec une sorte d’adaptation manga de Rocky pour caricaturer mais en fait il sert juste de prétexte à une intrigue dramatique plutôt profonde et qui m’a agréablement surpris. Ici ce qui est vraiment mis en avant ce sont les personnages confrontés à des choix parfois très difficiles et notamment le personnage de Nido, perso torturé auquel on s’attache très rapidement.

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D’ailleurs le choix d’utiliser des personnages anthropomorphes – des animaux à apparence humaine – plutôt que des humains est pour ma part un choix vraiment intéressant puisqu’il permet j’pense une meilleure représentation des émotions des personnages qui fonctionneraient moins si l’auteur avait utilisé un style réaliste avec de vrais humains. Très franchement, la patte graphique de Yanagawa est tout simplement magnifique étant paradoxalement à la fois très détaillée et minimaliste avec notamment des environnements fouillés mais sans fioritures et qui savent se faire discrets, j’ai bien aimé aussi l’utilisation des feutres avec des nuances de gris plutôt que les traditionnelles trames.

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Je pense que ce qui a fait que j’aie tant adhéré à Bye Bye, my brother est la fait qu’il me rappelle énormément l’ambiance des films d’Hayao Miyazaki avec tout ce côté onirique, le personnage du Dieu de la mort notamment et même au niveau de certains plans qui m’ont fait penser à certains de ses films dont le voyage de Chihiro par exemple m’enfin après ça reste subjectif. Enfin il y a le chapitre bonus « Le chat, le bus et moi » qui vient compléter l’intrigue principale et qui pour moi vaut à lui tout seul la lecture du manga.

 

Au final Bye bye, my brother est un oneshot dont je ne regrette absolument pas mon achat – vous pouvez vous le procurer par exemple – et que je vous invite fortement à découvrir tant il est magnifique. C’est typiquement le genre de manga malheureusement trop peu connu malgré l’expérience rafraîchissante et agréable qu’il propose. A lire d’urgence !

Critique – CLANNAD, un manga qu’il est bien !

Aujourd’hui je vais vous parler d’une licence qui me tient énormément à cœur : Clannad qui pointe enfin le bout de son nez en France après plus de 6 ans d’attente en commençant par l’adaptation en manga de Juri Misaki distribué par les éditions Ototo. Le premier tome est sorti le mois dernier et c’est toujours avec un grand plaisir que je retrouve ma série préféré.

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Highlight – Interview avec Raynart

Aujourd’hui on se retrouve pour un article un peu spécial puisque je vous propose de découvrir Raynart, mangaka amateur français de talent que je vous avait évoqué il n’y a pas si longtemps que ça, un artiste que je suis depuis un bon moment déjà et qui a très gentiment accepté de prendre part à cette interview. C’est donc avec plaisir que je partage cette entrevue qui j’espère vous plaira.

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Coup de coeur manga – Kure-nai, un shonen rafraîchissant ! (Kazé)

Aujourd’hui je vais vous parler d’un manga que j’avais hâte de découvrir après avoir vu un aperçu auquel j’avais tout de suite accroché et ce manga c’est Kure-nai, un shonen édité par Kazé adapté du roman de Kentaro Katayama avec aux commandes Hideaki Koyasu (pour le scénar’), Daisuke Furuya (Storyboard) ainsi qu’au dessin Yamato Yamamoto – on évitera les blagues pourries pour le coup. Je peux d’ores et déjà vous dire que cette histoire est énorme et à suivre d’urgence !

 

Le pitch de base : Orphelin depuis un terrible attentat, Shinkurô Kurenai officie désormais comme « médiateur », un métier qui consiste à résoudre toutes sortes de conflits avant qu’ils ne dégénèrent – allant de simples négociations à la protection de clients .

Il est aidé par Ginko, une informatrice et de surcroît une amie d’enfance qui lui procure tous les renseignements nécessaires à la bonne exécution de son travail. Mais ses missions déjà périlleuses, où la vie de ses clients ne tient souvent qu’à un fil, deviennent encore plus difficiles le jour où débarque dans sa vie Murasaki Kuhôin, une petite fille au tempérament incontrôlable…

Si l’intrigue à l’air intéressante à première vue, sachez qu’une fois que vous aurez ouvert le premier tome, vous vous rendrez vite-compte que c’est le cas et vous n’en ressortirez pas de sitôt ! En effet, dès la première page on se retrouve directement plongé au cœur du travail de Shinkûro qui doit faire face à une affaire très délicate et qui est la protection d’une jeune femme harcelé par un détraqué très dangereux. Premier aperçu rapide des différents protagonistes au passage mais c’est tout, aucune présentation ni de flashback de dix pages pour nous présenter les personnages ou le fil conducteur de l’histoire. Et si vous vous sentez un peu déconcerté avec ces personnages que vous ne connaissez pas du tout et que vous trouvez qu’il y a quelque-chose qui cloche, ne vous inquiétez pas c’est normal et c’est même une bonne chose !

Plutôt que de nous balancer une tonne d’infos d’entrée de jeu et de nous ennuyer, la narration s’amuse à nous balancer des flashbacks courts aux moments opportuns pour nous en apprendre plus sur les personnages et la trame du fond de manière découpée, qui pourra être déconcertant pour certain(e)s mais que je trouve plus intéressant pour le lecteur qui du coup voit certains points qu’il a lu auparavant sous un nouvel angle – c’est assez amusant de s’arrêter à un endroit, de repenser à ce qu’on a lu avant et de se dire « ‘vache, c’tait pour ça qu’il y a eu tel truc ! ». Si le rythme du bouquin se retrouve du coup un peu haché, il a au moins le mérite de ne pas tomber dans une routine et de se diversifier en nous proposant des scènes d’action, un peu d’humour par-ci par-là et des scènes dramatiques servies par une mise en scène dynamique où chaque case à son importance.

Il faut aussi savoir que si l’intrigue est plutôt originale, la galerie des personnages l’est tout autant : certes on retrouvera toujours des éléments qui pourront faire penser à tel ou tel stéréotype dans les protagonistes, mais il faut remarquer qu’ils ont tous une psychologie et une personnalité distincte qui les rendent vraiment humains et qui font que l’on s’attache et que l’on ressente facilement de l’empathie pour eux – j’avais par exemple peur à la lecture du résumé de me retrouver avec une Murasaki en mini-tsundere façon Shana mais le fait est que ce n’est pas du tout le cas.

Si le manga est beau, on ne peut pas dire la même chose de l’anime…

La direction artistique quant à elle est tout bonnement géniale : j’adhère totalement à la patte graphique proposée par Yamato Yamamoto qui pour son tout premier manga nous livre des illustrations de qualité. Le charadesign est vraiment sympa, les environnements sont beaux et très détaillés avec un jeu de lumière maîtrisé et un style très propre. Et mention spéciale aux illustrations couleur des couvertures qui sont vraiment magnifiques !

Il y a tellement de choses à dire sur ce Kure-nai que je ne savais pas par où commencer et je suis sûr que j’ai dû oublier quelques trucs mais j’espère que cette présentation vous aura donné envie de lire – ou du moins découvrir – ce manga qui est un vrai coup de cœur pour moi et peut-être même ma révélation 2012. En tout cas si vous cherchez un manga graphiquement beau, avec des personnages attachants et bien développés ainsi qu’une intrigue prenante et dynamique, je ne peux que vous le conseiller. Et si jamais il vous intéresse, sachez que 7 tomes sont parus jusqu’à présent chez nous et que vous pouvez lire un aperçu du premier tome sur le site de Kazé.

Critique manga – Summer Wars : King KAZMA vs. Queen OZ

Il y a un peu plus d’une semaine je vous présentais Summer Wars, un film d’animation japonais de Hosoda Mamoru que j’avais particulièrement apprécié (lire la critique). Le film ayant eu une très bonne réception au Japon s’est vu adapté plusieurs fois en manga tous édités en France chez Kazé : une première série de 3 tomes retraçant tout simplement l’histoire du film, un tome « Anthologie » rassemblant plusieurs petites histoires et enfin un spin-off en 2 tomes sur le personnage de King KAZMA dessiné par Yumehito Ueda. Si Summer Wars était très bon, qu’en est-il de son spin-off Summer Wars : King KAZMA vs Queen OZ ?

 

L’histoire :

Kazuma Ikezawa est, dans la vie réelle, martyrisé par trois camarades de classe à l’école mais dans le monde virtuel d’OZ il devient KAZMA, l’un des dix meilleurs joueurs de l’OZ Martial Arts. Afin de s’imposer encore plus dans OZ, il décide de relever le défi du Championnat d’Arts Martiaux d’OZ et de battre Queen OZ, mystérieux joueur n°1 invaincu jusqu’à présent. Néanmoins tout va se révéler beaucoup plus difficile lorsqu’un item cheaté va faire son apparition et semer la zizanie dans la compétition au point de menacer le monde virtuel en lui-même. Kazuma va devoir pour la première fois faire preuve d’esprit d’équipe pour arriver à bout de ce virus !

 

Vu que j'suis gentil, j'vous ai fait quelques photos

 

On retrouve une fois de plus dans l’intrigue des themes proches à ceux évoqués dans Summer Wars ainsi qu’un cadre similaire, néanmoins si la famille pouvait être considéré comme le thème de fond du film, ici les thèmes seraient plutôt l’amitié et la confiance en soi car ici l’on oublie totalement le clan Jinnouchi pour se focaliser sur le personnage de Kazuma et ses amis. Je dois avouer que l’intrigue en elle-même laisse un arrière-goût de vu et revu si l’on a déjà vu Summer Wars et Digimon the movie et qu’elle n’est pas si passionnante que ça, néanmoins elle reste plutôt bonne pour un spin-off – proposant quelques petits rebondissements – et je dois dire que l’on prend quand même plaisir à suivre cette aventure du point de vue de Kazuma.

 

Heureusement on a toujours une dose d'action

 

Ce changement de perspective est pour moi très bon puisque c’est tout l’intérêt de ce spin-off : il nous permet d’en apprendre plus sur Kazuma, un des personnages centraux de Summer Wars qui méritait pour moi plus de profondeur dans le film. Bon je dois avouer que l’on a pas énormément de surprises à première vue : on retrouve toujours le même gamin introverti mais on comprend enfin son addiction à OZ grâce à sa prise d’assurance tout au long de l’aventure. En ce qui concerne le reste des personnages, on nous propose de nouveaux protagonistes sympas et variés mais qui se révèlent bien moins attachants que ceux du film faute peut-être à une aventure trop courte. Enfin pour ce qui est du style graphique, on a là un trait efficace et propre dans l’ensemble, avec un bon chara-design et une fois de plus la distinction entre le monde réel et le monde d’OZ est faite bien qu’elle se révèle ici plus discrète vu qu’il n’y pas de couleur, et on reprochera aussi le fait que les décors soient pour la plupart vides et pas super agréables à l’œil.

 

En définitive Summer Wars: King KAZMA vs. Queen OZ est un court spin-off qui est sympa à lire – sans pour autant être extraordinaire – à lire que vous ayez vu le film ou non, même si il se destine plutôt à offrir du fanservice pour les fans en manque d’OZ qu’autre-chose. Si vous avez un peu de temps à tuer et que vous avez l’occasion de le lire, pourquoi pas !

Critique – Lost Paradise vol. 1

Nouvelle licence des éditions Ki-oon et 1er « vrai » manga de Tôru Naomura, Lost Paradise est un shônen sorti en librairie le 8 mars dernier. C’est en visitant le site de l’éditeur et en lisant le résumé de ce tome que mon intérêt a été piqué à vif – et pis la couverture est vachement classe ! – mais je ne l’ai pas trouvé en ville jusqu’à aujourd’hui. Donc tout juste après ma lecture, voilà ce que j’en pense.

 

Le pitch :
Sora une jeune fille qui a toujours rêvé de devenir un vaillant chevalier, se retrouve invité à rejoindre Utopia, un lycée des plus prestigieux du Japon situé sur une île artificielle au milieu de nulle part.

Si Sora est d’abord enthousiaste à l’idée d’intégrer l’élite, elle va rapidement déchanter en découvrant que l’établissement est en fait l’immense terrain d’un jeu de Réalité Augmentée pratiqué par les élèves masculins. Ceux-ci maltraitent toutes les filles qu’ils utilisent comme armes dans des combats où le gagnant récupère l’arme – et donc la fille – du perdant. Suite à un concours de circonstances, Sora va se voir octroyer le droit de participer au jeu comme les garçons et va se lancer dans une quête pour mettre fin à ce système misogyne.

 

Mes impressions :

Pour commencer il faut savoir que Ki-oon nous a souvent proposé des mangas avec des illustrations de qualité – je pense notamment à Kurokami ou encore à Doubt et JUDGE dont j’adore le style graphique – et ici ce Lost Paradise ne déroge pas à la règle : les traits sont fins et maîtrisés, le chara-design est globalement bon cependant on peut regretter le fait que les environnements soient souvent peu détaillés voire vides bien qu’ils restent agréable à l’œil.

 

L’intrigue et la mise en scène :
En ce qui concerne la trame même du manga, on remarque que pour sa première série l’auteur maîtrise plutôt bien son sujet car si d’une part l’intrigue se révèle être assez originale sans pour autant être extraordinaire, elle est aussi très bien mise en scène. Le rythme est bien tenu : les explications quant à l’univers ne traînent pas et sont très rapidement suivies par des scènes d’actions qui elles aussi ne s’étalent pas sur dix pages et au final on ne ressent véritablement aucune longueur.

 

Si les thèmes abordés sont graves – comme la misogynie qui est en tête – et que le manga se tourne vers un public un peu plus mature, ils sont traités de manière à ce l’on comprenne la gravité sans pour autant nous rendre complètement mal à l’aise et le caractère du personnage principal ainsi que de nombreuses scènes comiques viennent rendre le tout plus léger pour le lecteur.

 

D’ailleurs si le manga nous propose quelques scènes de fanservice au passage, il faut avouer qu’elles sont distillées au compte-goutte et restent vraiment des éléments d’arrière-plan ce qui est une bonne chose.

Les personnages :
Les protagonistes, sans être spécialement originaux ou même super travaillés, ne vont pas pour autant lorgner du côté des stéréotypes que l’on retrouve souvent dans les divertissements japonais – à une ou deux exceptions près – et ils se révèlent assez intéressants et rapidement attachants.

 

Pour ce qui est du reste du casting, ils sont à l’image du monde manichéen créé par Toru Naomura. On se retrouve face à des filles que l’on prend très vite en pitié lorsque l’on voit leur visages sans vie ou leur air désespéré et le traitement qu’elles subissent à cause des garçons qui eux sont réellement diabolisés par des visages durs ou arrogants et leur tendance à rabaisser les filles qu’ils traitent comme de simple objets.

 

Le mot de la fin :
Pour conclure je dirais donc que Tôru Naomura nous livre là un premier tome plein de rebondissements avec notamment un cliffanger à la fin du tome assez prévisible mais néanmoins efficace ainsi qu’une galerie de personnages intéressants et je ne peux vous conseiller d’aller jeter un coup d’œil à cette série prometteuse dont j’attends le deuxième tome avec impatience !

Impressions manga – Negima, c’est fini…

Aujourd’hui article un peu spécial puisque je vais vous parler d’un manga de Ken Akamatsu, Mahou Sensei Negima! et vous donner mes impressions sur cette série que j’ai suivi depuis maintenant 7 ans et qui vient tout juste d’atteindre sa fin, le dernier chapitre ayant été publié il y a 2 semaines au Japon. Pour cette fois, je ne vais pas me contenter de donner des impressions générales mais détailler ce que j’ai perçu tout au long du manga; si jamais vous n’avez pas lu le manga, il y a un risque de spoiler bien que j’ai évité au maximum de dévoiler l’intrigue.

Une jolie ribambelle de personnages hauts en couleur !

Le pitch:
L’histoire est de base très simple: Negi Springfield, jeune magicien anglais de 10 ans, vient de terminer ses études dans une école de magie. Il doit passer une dernière épreuve pour devenir un Magister Magi (Maître magicien) et il s’avère que cette épreuve est d’enseigner l’anglais au Japon dans une classe entièrement composée de filles sans dévoiler qu’il est un sorcier. Arrivé au collège Mahora, il fait rapidement connaissance avec Asuna dont il va subir le sale caractère et qui va vive découvrir son secret. Bien évidemment il va se rendre compte que gérer une classe de 31 filles est plus dur qu’il n’y paraît…

La découverte

J’ai découvert Negima totalement par hasard en achetant mon Kid’z Mania – un magazine que j’adorais et qui était super cool – dont le dernier numéro proposait le premier chapitre du manga. Etant beaucoup apprécié la précédente oeuvre d’Akamatsu, Love Hina, qui était le premier manga que j’ai réellement suivi, j’étais bien évidemment curieux de voir ce qu’allait donner ce manga que les médias décrivaient à l’époque comme « un Harry Potter à la japonaise« , ce qui m’avait d’autant plus intrigué. J’ai donc récupéré les autres chapitres du tome 1 dans les deux Kid’z Mania et finalement je me suis mis à suivre la série au fur et à mesure de la publication par les éditions Pika.

Première partie : un manga en constante progression

La première chose que qui m’a frappé dans Negima c’est tout simplement le changement du style graphique de Ken Akamatsu qui s’améliore considérablement en utilisant des traits plus pointus, plus marqués, propres et avec un chara-design classe.

Pour ce qui est de l’histoire, elle commence fébrilement au début : petites anecdotes pour nous familiariser avec les différents personnages et gags « coquins » vus et revus dans les mangas ecchi sont d’abord de mise. L’intrigue et l’intérêt du manga ne pointent le bout de leur nez qu’au tome 3 consacré au personnage d’Evangeline qui fera office de premier obstacle au héros avant de devenir une alliée.

C’est à la suite du tome 3 que l’intrigue de fond commence enfin à se montrer tandis que différents petits story arcs se déroulant sur 2-3 tomes font leur apparition. Ainsi après un premier voyage scolaire bien mouvementé et des vacances pas si tranquilles que ça où de plus en plus d’élèves démasquent le magicien et deviennent ses alliées, on se retrouve face à ce qui est pour moi le meilleur arc scénaristique du manga: la grande fête de Mahora qui est couvert du tome 9 au tome 18. Cet arc est mon préféré car il n’y a aucun temps mort et surtout il y a énormément de rebondissements sur fond de conspiration, voyages temporels, catastrophes et enfin c’est un arc qui se conclu en apothéose.

Malheureusement on ne peut pas en dire autant pour la suite du manga.

Negima c’est aussi pleins de bisous~!

Deuxième partie: l’auteur en déroute ?

Après un arc se concluant sur les chapeaux de roues, Akamatsu nous fait miroiter au tome 21 une nouvelle intrigue extraordinaire dans un autre monde. Si j’étais tout d’abord super enthousiaste à l’idée de découvrir ce nouvel arc – couvert du tome 20 au tome 37 -, celui-ci pourtant plein de bonnes idées s’est avéré bien décevant.

L’auteur a voulu donner vie a une intrigue encore plus spectaculaire que la précédente mais son projet était bien trop ambitieux. En effet on remarque bien vite qu’il ne sait plus ce qu’il veut et qu’il se perd dans ses idées: on a d’un côté de véritables longueurs où le nouvel univers et son histoire nous est expliquée dans des flashbacks souvent accompagnés de longs dialogues complexes avec un côté plus adulte pas vraiment réussi tandis qu’on se parfois retrouve à l’inverse face à un shonen pour pré-pubères très basique où l’on assiste à des combats où les attaques surpuissantes fusent de partout et où l’on ne comprend pas trop ce qu’il se passe. On assiste même à une sorte de phénomène « Sangohan »: Negi passe de jeune apprenti magicien en un véritable démon détruisant tous ses ennemis en très peu de temps et il commence à perdre en crédibilité. L’arc connait de multiples rebondissements, trop même et traîne jusqu’à la « bataille finale » qui elle-même dure une plombe et où l’on peine à comprendre les enjeux de celle-ci et ce qui s’y passe.

– Viens du côté obscur, nous avons des cookies !

— Attention petit spoil —

Après cet arc retour à Mahora pour faire face à une nouvelle catastrophe que l’on ne verra pas finalement puisque comme un aveu de faiblesse, Akamatsu résout en 3 chapitres le problème par un immense Deux Ex… puis l’on se retrouve enfin avec l’ultime chapitre totalement bâclé où l’on assiste à quelques événements sans grand intérêt même si la fin laisse entrevoir une suite possible – qui j’espère arrivera et nous donnera une vraie fin digne du manga.

A lire ou pas ?

Je dirais oui, absolument ! Ce manga mérite d’être lu, ne serait-ce que pour l’arc du tome 9 à 18. L’histoire est prenante et originale, les personnages sont très attachants, les décors et le chara-design sont agréables à l’œil. En tout cas  même si la deuxième partie traîne en longueur et m’a pas mal déçu, il n’en reste pas moins qu’elle restait bonne et je dois avouer que j’ai encore du mal a réaliser que ce manga que j’ai suivi pendant si longtemps soit terminé et que quand ça sera le cas, ça laissera quand même un vide. Donc si je n’ai qu’un conseil à vous donner: foncez et allez lire Negima!