Zootopie, un film d’animation Disney au poil !

Les Studios Disney ont le vent en poupe, après La Reine des Neiges et Les Nouveaux Héros, voilà qu’arrive un nouveau blockbuster qui fait pour le moment l’unanimité : Zootopie. Faut dire que dès le premier teaser diffusé avant Vice-Versa, j’étais moi-même totalement hypé pour ce nouveau film d’animation réalisé par Byron Howard et Rich Moore dont le trailer avec le paresseux m’a achevé. Le film vaut-il pour autant tous les éloges qu’on lui porte ? Clairement, oui. Explications.

Pour une fois, je vais pas attendre la fin de l’article pour vous présenter mon ressenti final : si vous avez deux heures devant vous, quittez ce blog – après l’avoir mis en favoris bien-sûr – et foncez illico au cinéma pour regarder ce film. Personnellement j’ai tout simplement adoré Zootopie du début jusqu’à la fin au point de retourner au ciné une deuxième troisième (!) fois – ce que je fais jamais – et il fera certainement de mon top 3 cinéma de 2016.

Le pitch du film est assez simple : on suit Judy Hopps, une lapine droite dans ses bottes et bien décidée à sortir de sa bourgade pour être la première de son espèce à devenir lieutenant de police à Zootopie, une mégalopole où cohabitent prédateurs et proies. Bien évidemment les choses se compliquent un peu et elle croise très vite Nick Wilde, un renard rusé versé dans les magouilles en tout genre, avec qui elle va devoir s’allier pour résoudre une affaire épineuse.

Zootopie, film au message malin comme un renard

Si le pitch de base n’est pas foncièrement original au premier abord, le film réserve son lot de surprises avec quelques retournements de situation bien placés et surtout, cette intrigue est l’occasion de mettre en valeur des thèmes d’actualité comme les préjugés – et toutes les dérives qui s’y rattachent. Loin de nous balancer du « acceptez les différences! » en pleine truffe, le film aborde ce thème de manière très intelligente avec tout ce qu’il faut de légèreté, d’action et de scènes dramatiques pour nous divertir. D’ailleurs Zootopie a beau être assez long (pas loin de deux heures), au final on ne voit pas le temps passer car il est vraiment bien rythmé et offre aussi une bonne grosse dose d’humour. Qu’il s’agisse de jeux de mots, de situations cocasses, de sous-entendus de clins d’œil ou de parodies de films / séries cultes, les blagues font très souvent mouche auprès des p’tits comme des grands – même si clairement certaines visent les spectateurs adultes.

Ce film c’est aussi l’occasion de découvrir une tripotée de nouveaux personnages Disney bien foutus. Adieux les personnages unidirectionnels : qu’il s’agisse de Judy au regard naïf et qui cherche à faire ses preuves, de Nick qui a un regard très cynique sur la société ou encore le Chef Bogo qui a des idées très arrêtées, tous voient leur mentalité évoluer naturellement tout au long du film et de fait, j’pense qu’on peut facilement s’identifier ou du moins, s’attacher à eux. On tient paradoxalement dans Zootopie p’têt les personnages les plus humains (tant dans leur personnalité que leur animation) que la firme d’animation ait pu produire jusqu’à présent.

Une direction artistique qui a du chien

Du reste, attendez-vous à en prendre plein les mirettes avec une direction artistique très léchée ! Déjà pour commencer, faut dire que la ville de Zootopie est juste impressionnante. Chaque quartier propose des environnements et des ambiances de folie, alternant entre un désert, une jungle, une toundra ou encore un centre-ville aux allures de Las Vegas. Chaque endroit fourmille de détails et à chaque visionnage on découvre de nouveaux trucs, avec notamment une bonne dose de clins d’œil en tout genre, et c’est là que j’aurais un reproche à faire au film : on passe trop en coup de vent dans certains quartiers ce qui laisse peu de temps pour apprécier le travail titanesque – perso j’vous conseille de lire l’artbook The Art of Zootopia pour en savoir plus.

Ensuite, le travail sur les personnages est juste fou : de Judy au simple passant dans la rue, pas un personnage ne se ressemble d’une façon ou d’une autre. Et que ça soit au niveau des mimiques ou encore de la fourrure ultra impressionnante – et dire qu’il y a quelques années encore on galérait à faire des cheveux en 3D –, j’dirais que c’est p’têt le film d’animation 3D Disney qui m’aura le plus impressionné depuis Les Indestructibles. La bande-son du film par Michael Giacchino est quant à elle bonne, elle sert bien l’action et le thème principal Try Everything de Shakira est plutôt cool – sachant qu’habituellement j’suis pas du tout fan de ce qu’elle fait – et la VF est très cool – quelle bonne idée d’avoir Alexis Victor en Nick Wilde ou encore Teddy Riner qui joue un rôle bien fun.

Au final, Zootopie vient changer un peu la donne dans ce qui se fait habituellement chez Disney avec un film totalement d’actualité qui n’est pas révolutionnaire dans ses propos mais qui sait proposer une assez bonne dose d’originalité pour nous les présenter. Au-delà du message, le film remplit parfaitement son rôle en nous divertissant du début jusqu’à la fin. L’univers est intriguant, les persos sont intéressants, la direction artistique est impressionnante et l’intrigue est plutôt cool. Bref, allez le mater d’urgence !

Kenny

Étudiant en LEA, blogueur, graphiste WP, buveur de Canada Dry et rédacteur web. J'ai des super pouvoirs aussi.

Une pensée sur “Zootopie, un film d’animation Disney au poil !

  • mai 17, 2016 à 11:16
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    Hello,
    Merci pour ce texte détaillé et la bande-annonce. Je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de visionner ce film.
    À bientôt

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