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Test PS Vita – Danganronpa 2: Goodbye Despair, encore meilleur ! 4


Peu importe le média, quand on lance une nouvelle licence, le plus plus dur est souvent de pouvoir proposer une suite au moins aussi bonne que le 1er épisode. Dans le cas de Danganronpa, après un opus génial (lire ma critique) sorti sur PS Vita en avril dernier, j’attendais avec une grande impatience l’arrivée de sa suite en me demandant si Spike Chunsoft arriverait à faire une suite à la hauteur. Et j’peux vous dire d’entrée de jeu que ce Danganronpa 2: Goodbye Despair ne se contente pas d’être au niveau de son aîné car à mes yeux, il surpasse clairement le 1er opus.

Après les meurtres scolaires du 1er opus, l’intrigue de cet épisode prend place sur l’archipel de Jabberwok sur laquelle se retrouvent prisonniers 15 élèves tous au talent « ultime » dans leur domaine d’activité. Alors qu’il s’agissait seulement d’une excursion visant à favoriser l’amitié, v’là que Monokuma pointe le bout de son museau pour transformer le tout en un deuxième jeu de meurtres.

Danganronpa 2: Usami

On retrouve donc ce bon vieux Monokuma dans une histoire tournant une fois de plus autour de lycéens obligés de s’entretuer ce qui amène pas mal de similarité entre les deux titres – notamment si vous avez bien suivi le 1er opus, vous remarquerez des thèmes identiques dans certains mobiles – cependant ce Goodbye Despair se démarque assez vite de son aîné. Faut dire que ce nouvel environnement tropical offre pas mal de nouvelles possibilités tant au niveau visuel – par une plus grande variété de décor – qu’au niveau scénaristique avec des meurtres plus créatifs – sans parler du fait que pour cet épisode, Kazutaka Kodaka s’est visiblement lâché avec un petit côté science-fiction qui pointe le bout de son nez par la suite.

Le casting n’est pas en reste non plus puisque l’on retrouve une fois de plus des personnages hauts en couleur et qui sont à mon avis plus intéressants que ceux du 1er épisode car moins stéréotypés – même si Kodoka s’amuse toujours avec les clichés, allant jusqu’à parodier d’autres licences comme K-On!, Ibuki Mioda étant une version metalleuse et exhubérante de Mio Akiyama.

On ne change pas une recette qui gagne ?

Si vous avez déjà joué à l’opus précédent, vous ne serez pas dépaysé car l’on retrouve une structure et un gameplay quasi identique au premier opus. On oscille toujours entre cutscenes, phases de dialogue avec les personnages pour en apprendre plus sur eux, phases d’investigations et procès de fin de chapitre. Je ne reviendrai pas en détail sur ces points-là pour ce test donc si vous voulez en apprendre plus sur ces mécaniques de gameplay, je vous renvoie vers ma critique de Trigger Happy Havoc.

Danganronpa 2 : jeu du pendu (hangman's gambit)Le jeu ne se contente pas pour autant d’un copier-coller et propose tout de même pas mal de nouveautés, à commencer par les procès qui proposent de nouvelles phases et d’autres retravaillées. On retrouve par exemple le jeu du pendu (Hangman’s Gambit) dans une nouvelle version proposant plus de challenge puisqu’il ne s’agit plus de tirer sur les lettres dans l’ordre pour former le mot recherché : des paires de lettres défilent maintenant sur l’écran et il faut maintenant fusionner deux même lettres avant de pouvoir les utiliser et éviter la collision de deux lettres différentes au risque de prendre des dégâts.

Les phases de Panic Talk Battle ont aussi été retravaillées un poil tout comme les Closing Arguments qui ont été simplifiées mais les deux nouveautés marquantes des procès sont avant-tout les Logic dive d’une part qui s’apparentent à un mini-jeu de snowboard où l’on doit éviter des obstacles tout en répondant à des questions. Et d’autre part si vous pensiez être le(la) seul(e) à pouvoir interrompre vos camarades de classe, vous serez surpris(e) de voir que dans cet opus, eux aussi peuvent vous arrêter en plein discours – la première fois on s’y attend vraiment pas et c’est fun – ce qui amène aux fameuses phases de Rebuttal Showdown. Dans ce genre de phases vous devez tourner la conversation à votre avantage en détruisant tout ce que vous dit votre adversaire « à coup d’épée » (en glissant le doigt sur l’écran tactile) avant de l’achever par un contre-argument bien placé.

Certain(es) diront toujours que les procès restent fouillis, ce que je peux comprendre, mais j’dirais qu’entre ces quelques ajustements et ces nouveaux mini-jeux, les procès sont encore plus plaisants à jouer en proposant plus de variété et un challenge plus intéressant même s’ils restent toujours aussi longs – heureusement, cet épisode propose une petite pause à chaque milieu de procès pour souffler, souvent avec une petite blague, et sauvegarder pour celles et ceux qui le souhaitent.

Une direction artistique au poil

Danganronpa 2

Je ne reviendrai pas sur le chara-design et les illustrations qui sont toujours de Rui Komatsuzaki dont j’adore le style et qui ici propose encore une fois une plus grande variété. Et en parlant de style, le jeu adopte toujours des environnements en 2.5D très particuliers, ça ne plaira pas à tout le monde mais personnellement j’apprécie beaucoup. La présentation elle reste toujours aussi propre, colorée et vraiment agréable à l’œil.

Quant à la bande-son, on retrouve toujours Takada Masafumi aux commandes et c’est très bon – je dirais même que dans l’ensemble, l’OST est encore meilleure que celle de Trigger Happy Havoc. Au niveau du doublage, aucune surprise : on trouve toujours un doublage japonais très bon et très pro que je vous conseille vivement aux voix US encore une fois très moyenne à quelques exceptions près.

Danganronpa 2: vidéos

Ça fait un peu mal à la rétine…

Là où le bât blesse malheureusement c’est au niveau des vidéos. J’veux dire, les exécutions sont toujours super sympa à regarder et les autres vidéos qui ponctuent le jeu le sont tout autant mais il y a un vrai problème au niveau de la compression. S’agissant d’un portage dépoussiéré d’un jeu PSP c’est compréhensible d’une certaine manière mais une remasterisation des vidéos aurait vraiment été judicieuse. Non seulement les vidéos sont pixellisées ce qui rend très mal dans certains cas mais en plus le son aussi est d’assez mauvaise qualité et à tendance à vite cracher. C’est vraiment con quand à côté de ça, tout le reste tient la route – et encore plus quand on sait que les musiques d’exécutions sont disponibles en très bonne qualité sur l’OST du jeu…

Un contenu toujours plus généreux !

Comme pour le premier épisode, vous pouvez compter sur une vingtaine d’heures pour boucler le mode histoire ce qui est pas mal pour un jeu de ce genre ainsi que sur un contenu assez conséquent à débloquer entre les cadeaux à offrir aux personnages (si le platine vous intéresse), les galeries d’artworks, de cinématiques, l’OST complète du jeu et le School Mode plus ou moins identique.

Mais si cela ne vous suffisait pas, le jeu se permet de proposer un système de Tamagotchi accessible tout au long de l’aventure – assez anecdotique mais bon -, le mode « Magical Girl Usami«  dans lequel on incarne Monomi et où l’on doit affronter les monstres de Monokuma dans du combat en arène – assez marrant et proposant un gameplay style Pokémon Ranger – et enfin, ce qui est pour moi le gros plus de cet épisode: Danganronpa IF.

Il s’agit d’un roman que l’on débloque une fois l’histoire terminée et qui propose une version alternative de l’intrigue du premier épisode, un vrai cadeau pour les fans qui s’intéressent à l’univers – d’autant plus qu’il est fait référence plusieurs fois à Danganronpa /Zero, un roman vraiment cool que je vous conseille fortement de lire car c’est une préquelle aux deux jeux.

Etant fan de la licence, je ne peux que vous conseiller de découvrir ce Danganronpa 2: Goodbye Despair et ce, d’autant plus si vous avez déjà aimé le premier opus car il est vraiment bon. Une fois de plus il s’agit d’un titre assez atypique qui ne plaira pas à tous(toutes) mais si vous cherchez un peu de fraîcheur, tentez le coup.  Par contre si vous êtes réfractaires aux jeux à textes, aux univers bien japonais ou que vous ne maîtrisez pas l’anglais, passez votre chemin.

Pour ma part j’attends avec grande impatience un futur Danganronpa 3 et en attendant, j’vais me ruer sur l’opus Another Episode fraîchement sorti au Japon et dont je vous ferai la critique prochainement.

Le fanboy que je suis n'a pas pu résister...

Le fanboy que je suis n’a pas pu résister…


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4 commentaires sur “Test PS Vita – Danganronpa 2: Goodbye Despair, encore meilleur !

  • solutionjeuxmobile.com

    j’ai vraiment adoré danganronpa 2 que je trouve encore mieux que le 1 ère épisode on s’attache vraiment aux différents personnages. Seul petit bémol l’anglais pas toujours évident à traduire et les mini jeux pas très jouissif. Je mais donc 19 à ce jeu qui pour moi est un véritable coup de cœur et je le conseil à tous les amateur de visual novel ou à ceux qu’y veulent passer un bon moment tout simplement.

  • maeva

    Coucou,
    Si je devais noter Danganronpa 2: Goodbye Despair, je lui donnerais environ 16/20. J’ai eu l’occasion de jouer à ce titre sur PS Vita il y a presque un an de cela et j’avoue que j’ai passé un moment agréable. Cependant, j’ai été un peu déçue par le scénario, ce qui explique la note.