Ma sélection des grands RPGs de la dernière génération (2/2) 3


On attaque aujourd’hui la seconde partie de ma sélection de RPGs qui auront, du moins à mes yeux, marqué la dernière génération de consoles en passant de la Xbox 360 à la DS ainsi que quelques mentions.

Pour le contexte et une première sélection, je vous renvoie à la première partie si jamais vous ne l’avez pas encore vue.

Eternal Sonata (X360/PS3)

Comme expliqué dans la première partie, s’il y a bien un RPG que je regrettais de ne pas pouvoir faire c’était bien Eternal Sonata en exclusivité Xbox 360, à défaut de voir la série Tales of débarquer en HD, c’était ce qui s’en rapprochait le plus en terme de gameplay et d’ambiance. Et j’peux vous dire que j’étais vraiment joie quand ils ont enfin annoncé un portage PS3 – contrairement au nanard qu’est Star Ocean 4 (et ça m’fait mal de dire ça…) – agrémenté de quelques nouveautés et dont la sortie était aussi prévue en Europe.

L’univers et l’intrigue du titre sont vraiment originaux car l’on y suit l’illustre compositeur et pianiste Frédéric Chopin dans ses dernières heures. Alité, il se met à rêver d’un autre monde fantastique et part à la recherche d’un comte en compagnie d’une troupe de personnages dont les noms renvoient tous à une notion de musique. Chopin fait en même temps une rétrospective sur sa vie passée.

On a là affaire à un jeu de rôle vraiment magnifique tant sur le plan visuel avec une univers et des personnages très colorés que dans sa narration avec une intrigue assez dramatique et mélancolique quand on se dit que finalement il s’agit du dernier rêve du compositeur avant sa mort. D’ailleurs fait intéressant: chaque chapitre s’ouvre par des photos et le résumé des différentes périodes de la vie de Chopin et une partie de ses compositions sont réutilisées dans la bande sonore du jeu. Niveau gameplay c’est du bon temps réel comme on peut en trouver dans un Tales of.

En résumé si vous recherchez de l’originalité servie par un très bel univers et un gameplay solide, foncez !

Skyrim (X360/PS3/PC)

Comment faire une sélection de jeux de rôle sans évoquer cet excellent titre de Bethesda ? Alors certes j’aurais aussi pu mentionner un très sympa Fallout 3 ou le précédent Elder Scroll, Oblivion, qui avait ouvert la voie aux RPG occidentaux sur cette génération mais là c’est purement subjectif. J’ai déjà joué à ces titres-là mais je n’ai jamais réellement accroché à ce genre-là jusqu’à toucher à Skyrim.

Skyrim propose d’incarner un prisonnier lambda dans un monde en proie à une guerre civile, 200 ans après Oblivion, suite à l’assassinat du haut-roi de Bordeciel. Et comme si ça ne suffisait pas, v’là que le jour programmé pour votre exécution un dragon noir vienne foutre le bordel et pas n’importe quel dragon non plus puisqu’il s’agit d’Alduin, maître des dragons et dont l’unique but est de faire péter le monde. Oh et bien-sûr, le seul obstacle entre lui et son but c’est vous, car vous n’êtes pas seulement un(e) prisonnier(ière) mais le(la) Dovahkiin – l’enfant de dragon.

Skyrim

Je vais tenter de résumer au possible Skyrim mais il y a tellement à en dire, le plus simple serait de dire que le jeu est tout simplement généreux. L’univers proposé est juste énorme tant au niveau du vaste environnement que représente Bordeciel qu’au niveau de sa profondeur. Qu’il s’agisse de sa mythologie, des différents personnages que vous pourrez croiser, des quêtes que vous pourrez accomplir, des récits que vous pourrez trouver ci-et-là, vous découvrirez toujours de nouvelles choses pour peu que vous vous y intéressiez un minimum. Du reste, le jeu propose un contenu gigantesque – j’en suis à 50h de jeu sur ma dernière partie, et j’ai à peine avancé l’intrigue principale – et bon nombre de possibilités pour se façonner un personnage. A moins d’être réfractaire au genre, vous y trouverez forcément votre compte peu importe votre façon de jouer.

En tout cas si vous n’avez pas eu l’occasion d’y jouer, je ne peux que vous conseiller d’y jeter un œil car il n’a pas pas volé son succès.

Luminous Arc 2 (DS)

Un des fers de lance du Tactical-RPG, Luminous Arc 2 est loin d’être extraordinaire et moins poussé qu’une ponte du genre comme Disgaea mais il reste très fun et m’a marqué.

Luminous Arc 2 : artworkLe scénar’ de ce jeu est assez bateau puisque l’on y suit Roland, un apprenti-chevalier du royaume de Carnava, qui tombe par hasard sur Althea, une jeune sorcière envoyée par la Magic Association pour prévenir la reine de la menace imminente que représente Fatima, une sorcière de glace rebelle, qui compte faire revenir un héros déchu qui a été scellé après avoir tenté de détruire le monde. Roland va se retrouver, toujours par hasard, avec les pouvoirs du Runic Engine, lui permettant de pouvoir utiliser de la magie en étant simple humain et devra donc coopérer avec d’autres sorcières et braver de multiples dangers pour sauver le monde.

L’intrigue est plutôt basique et l’on tombe sur des ficelles utilisée jusqu’à la moelle dans les RPGs mais elle reste sympa à suivre d’autant plus qu’elle est servie par des personnages un peu stéréotypés mais plutôt intéressants et que l’on a accès à plusieurs fins selon le camp choisi et les choix de dialogues d’avant-combat.

Le système de combat est quant à lui assez classique, de par ses classes de personnages bien définies et ses magies assez classiques, mais bon d’autant plus qu’il est possible de customiser un peu les personnages en leur attribuant des lapis mais aussi d’utiliser des attaques spéciales propres à chaque perso, une fois que l’on a au moins remplie l’une de leurs 3 barres de spéciales – l’attaque changeant selon le nombre de barres. Une autre fonctionnalité intéressante est de pouvoir lier Roland à une des sorcières qui l’accompagnent en combat pur avoir accès à ses magies, ce qui apporte quelques possibilités en terme de stratégie.

Du reste, le jeu est agréable à l’œil et j’ai pour ma part bien apprécié le chara-design tandis que les musiques sans vraiment être marquantes – en dehors de ce thème que je trouve énorme – sont plutôt bonnes.

S’agissant d’un des premiers T-RPG de la génération et disposant d’un gameplay solide, n’hésitez pas à lui accorder un peu de temps si vous en avez l’occasion.

Mass Effect 2 (X360/PS3/PC)

Du lourd, du très lourd. Si je devais choisir ma licence préférée parmi celles qui sont apparues durant cette génération, je dirai Mass Effect sans hésiter. Cette trilogie de Bioware est géniale car elle arrive à marier le gameplay d’un shooter à la 3e personne avec les codes et la profondeur d’un jeu de rôle, le tout dans un trip space opera génial qui n’aurait absolument rien à envier à un Star Wars !

Pour moi cette trilogie est réellement un incontournable de la dernière génération et chaque épisode mérite qu’on s’y attarde mais à choisir je préfère certainement le 2e opus – même si le 3e est tout aussi bon si ce n’est meilleur.

S’agissant sur 2e opus, le synopsis comportera des spoilers donc si vous voulez les éviter, sautez le paragraphe qui suit !

Dans ce deuxième épisode on retrouve notre cher(e) commandant Shepard qui après les événements précédents continue de chercher les preuves de l’imminente menace que représente les Moissonneurs et tant qu’à faire, les moyens de les repousser. Malheureusement lors d’une ronde, v’là que le Normandy est pris en embuscade par des Geth qui détruisent le vaisseau. Pris(e) dans l’explosion, Shepard meurt… du moins jusqu’à ce que Cerberus, un groupe terroriste pro-humains, ne le « ressuscite » à gros coup de chirurgies et d’implants en tout genre. Si le but de Cerberus est aussi d’anéantir les Moissonneurs, Shepard peut-il vraiment leur faire confiance d’autant plus quand leur chef fait preuve d’une morale douteuse ?

Mass Effect 2 est une bonne évolution par apport au premier : des graphismes et une direction artistiques plus attrayants, un gameplay nerveux mieux maîtrisé, une refonte de l’ergonomie et toujours plus d’options de personnalisation. Mais là où le jeu est génial c’est surtout son ambiance entre la découverte du 1er et la sensation d’urgence du dernier épisode, ici on a une sensation d’appréhension face à une menace que l’on sait éminente mais aussi de méfiance qu’il s’agisse de Cerberus pour qui l’on doit servir mais aussi des anciens alliés du 1er qui reviennent et ne voit en Shepard plus qu’un potentiel pantin d’une organisation terroriste xénophobe. Le contenu est toujours aussi conséquent avec une myriade de systèmes et planètes à explorer – sans les phases de Mako, merci ! -, d’armes et de compétences à débloquer et des choix toujours plus importants dont une bonne partie auront une vraie incidence sur le déroulement de Mass Effect 3. Que du très bon en somme. (Et si vous en avez l’occasion, allez choper les romans. Ils sont bien écrits et vraiment intéressants.)

Dragon Quest IX (DS)

Dragon Quest, une série cultissime au Japon et reconnue en Occident mais que l’on a malheureusement pas vu énormément en Europe. J’avais adoré l’épisode VIII sur PS2 et j’attendais avec impatience la sortie d’une suite qui à ma surprise n’est pas arrivée sur consoles de salon mais sur DS, ce qui ne rend pas le jeu plus mauvais, loin de là…

Dragon Quest IX: artwork d'Akira Toriyama

De ce titre on incarne un(e) célestien(ne) – sorte d’ange gardien vivant dans une cité volante appelée Observatoire où l’on trouve l’arbre Yggdrasil. En qualité d’ange, vous êtes censé descendre incognito sur terre et exaucer les souhaits des humains en échange d’énergie requise pour que l’arbre donne des fygg, sorte de fruits au pouvoir extraordinaire, et ainsi espérer monter au royaume du Tout-puissant. Malheureusement, à la suite d’un mauvais événement les fygg tombent dans le monde des humains et vous v’là maintenant déchu(e) et obligé(e) de retrouver lesdits fruits avant qu’ils ne tombent entre de mauvaises main.

DQIX c’est du grand classique tant dans le scénario qu’il propose – même s’il y a quelques twists sympatoches – que dans son bon vieux gameplay au tour par tour. Là où le jeu fait forte impression c’est dans la création et gestion de personnages puisque vous devrez non seulement créer votre personnage principal de A à Z mais aussi ses alliés qu’il s’agisse de leur apparence ou de leur classe ce qui vous permet pas mal de possibilités en terme de progression.

Mais là le tour de force réside, c’est que chaque équipement est visible sur vos personnages et affiché en 3D comme tout le reste mais le jeu na rame pas et pète la rétine alors que l’on est pourtant sur une « simple » Nintendo DS. Mais le jeu ne s’arrête pas là puisque l’on a accès à une tonne de quêtes annexes ainsi qu’un mode en ligne en wi-fi – du moins avant que Nintendo ne coupe les serveurs – qui était vraiment solide et qui permettait à la fois de glaner plein d’équipement gratos – souvent en référence aux anciens DQ – mais aussi et surtout de faire des donjons exclusifs en coopération avec d’autres personnes et ça c’était classe.

Même amputé aujourd’hui de son online, ce jeu reste un très bon RPG avec un contenu assez impressionnant et sans doute l’un des meilleurs jeux qui nous aura été offert sur cette portable.

Quelques mentions:

  • Kingdom Hearts: Birth by Sleep (PSP)
  • Tales of Eternia (PSP)
  • Mario & Luigi: Partners in Time (DS)
  • Disgaea DS (DS)
  • Chrono Trigger (DS)
  • Pokémon Argent Soul Silver/Or Heart Gold (DS)
  • Suikoden Tierkreis (DS)
  • Xenoblade Chronicles (Wii)
  • Time and Eternity – pour son parti pris artistique surtout (PS3) (lire la critique)
  • South Park: le bâton de la vérité (X360/PS3/PC)
  • Tales of Symphonia Chronicles (PS3)

Voilà donc pour cette sélection qui je l’espère vous aura plu et/ou vous aura donné envie de découvrir quelques titres. Une fois encore, il s’agit de choix purement personnels et je sais qu’il y a certains titres qui auraient peut-être mérité d’être évoqués plus en détail mais comme je l’ai dit dans la partie précédente je n’ai pas forcément touché aux exclus PC, Xbox 360 ou encore Wii. Néanmoins n’hésitez pas à commenter et à proposer les jeux de rôle qui vous ont le plus marqué !


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