Persona 4 Golden, le test sur Nyan Blog !

Test – Persona 4 Golden, version ultime d’un excellent RPG 1


Review of: Persona 4 Golden
Price:
30€

Reviewed by:
Rating:
5
On avril 21, 2014
Last modified:avril 25, 2014

Summary:

Les + : Excellent RPG. Intrigue prenante. L'OST. Son système de combat. Un portage bourré de nouveautés et de bonus

Les - : Seulement un doublage US. Pas de localisation en français.

Parfois il suffit d’un portage sur une nouvelle console pour qu’un jeu rencontre enfin le succès qu’il mérite et le jeu que j’vais vous présenter s’inscrit dans ce cas de figure puisqu’il s’agit de Persona 4 Golden développé par Atlus pour la PS Vita. Loin d’un portage tout bête, cette mouture Vita se paie le luxe d’apporter un contenu inédit qui ravira tant les fans de la première heure que les personnes cherchant un bon RPG à se mettre sous la dent.

Je vais aller droit au but : je considère ce jeu comme un indispensable pour tout joueur de J-RPG et j’irai même jusqu’à dire qu’il s’agit très probablement d’un des meilleurs titres sorti ces 5 dernières années. Lors de sa sortie presque anonyme sur PS2 – sur tous les magasins dispo là où j’habite, il n’y avait qu’un exemplaire balancé à GAME la veille de la sortie officielle pis plus vu aucun… -, Persona 4 fut probablement l’un des RPG qui m’ont le plus marqué et je suis ravi qu’aujourd’hui il connaisse enfin le succès qu’il mérite dans cette version avec une Vita en manque de bons jeux de rôle en Occident.

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L’intrigue se déroule dans à Inaba, une petite bourgade japonaise paisible où habite votre oncle Dojima et sa fille chez qui vous aller squatter toute une année durant à la demande de vos parents. Alors que vous vous attendez à passer une année pépère au lycée, voilà tout d’un coup qu’une rumeur court à propos d’une chaîne de télévision qui apparaîtrait à minuit les jours de pluie et dévoilerait votre âme sœur. Coïncidence ou non : une série de meurtres très étranges se produit dans la même période dans la ville et bizarrement, les victimes sont les personnes qui sont apparues à la télé dans la fameuse « Midnight Channel ». A vous donc de mener trouver le coupable et de percer le mystère de la « Midnight Channel » avec vos camarades de lycée et vos nouveaux pouvoirs.

Le jour, je suis un lycéen mais le soir…

L’originalité de la série des Persona est de proposer une expérience mélangeant les genres du visual novel, de la simulation de vie et du dungeon-RPG et ce 4e opus n’y fait pas exception. On doit donc jongler entre la vie lycéenne et l’exploration de donjons. Pour cela chaque jour est découpé en plusieurs parties : la journée où l’on suit des cours où l’on apprend plein de petits trucs de culture G, la fin d’après-midi où l’on peut faire avancer nos relations – ou social links – avec d’autres personnages, pratiquer des activités, faire des emplettes ou encore entrer dans une télé et aller buter de l’ombre et enfin la soirée où l’on peut faire sagement ses devoirs, faire un job de nuit ou vadrouiller en ville – nouveauté de cette version Vita.

Chaque choix à son importance dans ce titre et il ne faut négliger aucune des nombreuses possibilités qui vous sont proposées : par exemple, nouer des relations avec les autres protagonistes et quelques PNJs et les entretenir peut vous sembler anodin mais ces relations se révèlent vite vitales car elles vous permettront non seulement de rendre vos partenaires plus efficaces au combat mais aussi d’accéder à de nouveaux Persona plus puissants à utiliser aussi en combat. Les activités ainsi que les jobs font progresser les qualités de votre personnage – courage, intelligence, expression… – ce qui donne accès à de nouvelles relations, jobs, etc…

Le hic c’est que chacune de ces actions consomme du temps, que vous devez chaque mois terminer un donjon avant l’apparition du brouillard – ici synonyme de meurtre – et que vous avez au final tout juste un an pour mettre un terme aux meurtres – ou non, selon vos choix -, l’intérêt repose donc sur votre capacité à gérer vos journées pour avancer efficacement.

Enfin l’exploration du monde des ombres vous permet de gagner de l’argent/Exp et d’obtenir de nouveaux persona à l’issu de combats en tour par tour au système classique mais efficace puisqu’il s’agit d’un système à éléments et faiblesse/résistance comme tout J-RPG qui se respecte. Là où Persona se démarque c’est dans son système de « one more » – entendez par là que si vous touchez un ennemi en exploitant sa faiblesse, il tombera à terre et vous aurez le droit d’effectuer une action supplémentaire dans le même tour… l’intérêt est donc de connaître ces faiblesses pour enchaîner les attaques gratuites et retarder au plus tard le tour de l’ennemi. De plus, si vos relations avec les protagonistes sont assez fortes, ils pourront effectuer des actions spéciales comme prendre un coup mortel à votre place – sachant que si le perso principal meurt, c’est game over -, balancer un critique pour achever un ennemi à terre et j’en passe. Ajoutez à cela le fait que votre personnage puisse utiliser jusqu’à 12 persona différents que vous pouvez interchanger comme vous le souhaitez en combat – ce qui change vos stats, vos faiblesses/résistances et vos attaques/magiques – et vous avez là un système de combat complet.

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Cette structure de jeu peut paraître très contraignante et linéaire à première vue mais une fois que vous vous y habituez et commencez à intégrer les mécaniques de jeu, le titre devient très plaisant à jouer d’autant plus que le jeu regorge de qualité.

Une réalisation de qualité

Persona 4 Golden bénéficie d’une bonne écriture tant au niveau du scénario, qui est très prenant et qui réserve de jolis twists selon les choix que vous vous ferez, qu’au niveau des personnages qui sont attachants, ont chacun une personnalité bien développée et évoluent au fur et à mesure que vos relations deviennent fortes et que vous progressez dans l’intrigue. Cela s’applique pour les protagonistes mais aussi pour les PNJs, qu’il s’agisse de ceux avec qui vous pouvez créer des social links ou même des simples commerçants et habitants qui vont eux aussi évoluer avec le temps – ce qui rend la partie tranche de vie d’autant plus sympa à suivre. Malheureusement pour certains, le jeu ne propose toujours pas de localisation française mais il reste toujours relativement accessible.

La présentation du jeu est tout aussi efficace avec son interface très travaillée et colorée qui reste toujours aujourd’hui une référence du genre et influence bien des jeux – dont Danganronpa (lire mon test). Le chara-design est vraiment bon – j’ai une préférence pour Kanji, Naoto, Dojima et Rise – et les artworks de Shigenori Soejima sont toujours à tomber par terre. Du reste, on a beau avoir affaire à un jeu PS2 ce qui implique des modèles 3D parfois vieillots, le rendu est vraiment agréable à l’œil – surtout avec l’écran OLED de la Vita.

Enfin vient la bande-son qui reste pour moi inférieure à celle de Persona 3 mais qui est quand même de qualité et propose quelques themes marquants. Quant au doublage, on a le droit comme à l’époque aux voix US avec quelques nouveautés par-ci par-là, ce qui est sympa mais j’aurais apprécié pouvoir aussi écouter les voix japonaises – de ce que j’ai compris, NIS America a eu un problème de droits de ce côté-là, tant pis.

Quand le portage fait de l’ombre à l’original

Je l’ai déjà dit précédemment: Atlus ne s’est pas contenté du minimum avec ce portage et pour cause, les nouveautés de cette version sont très nombreux. Playstation Vita oblige, on a le droit bien-sûr à l’arrivée de trophées – platine inside mais chiant juste pour le trophée Hardcore Risette Fan qui est l’exemple même du trophée inutile et contraignant -, de quelques contrôles tactiles anecdotiques et de l’intégration du Playstation Network à travers la fonction Vox Populi : cette fonctionnalité en ligne vous permet de voir ce que la plupart des joueurs ont choisi de faire tel jour ingame ou d’envoyer un appel à l’aide dans les donjons pour recevoir un peu d’HP et de MP durant les combats.  Rien de transcendant mais ça à le mérite d’exister – et ça peut être utile pour les débutants qui veulent s’essayer à la série.

La Vox populi représente bien Internet : un bordel total.

La Vox populi représente bien Internet : un bordel total.

On a aussi quelques ajustements au niveau du gameplay avec l’ajout de nouveaux modes de difficulté, de nouveaux persona, de nouvelles activités – comme la capture d’insectes -, la possibilité pour les personnages qui ne sont pas dans l’équipe de s’incruster de manière random en plein combat pour balancer une attaque spéciale. Les voix de Chie et de Teddie ont été remplacées par de nouvelles, deux nouveaux endroits sont accessibles – la plage et la montagne – et apportent leur lot d’activités, d’événements et de cinématiques animées.

Il y a encore bien des nouveautés à lister mais je vais m’arrêter sur deux ajouts qui valent à eux seuls l’achat du titre pour celles et ceux qui ont déjà fait l’original. Tout d’abord il y a la grille des programmes TV qui est une vraie lettre d’amour aux fans : l’on y trouve des artworks promotionnels et des croquis, les trailers de Persona 1 à Persona 4, l’ensemble des musiques et des cinématiques animées du jeu, des extraits vidéo des concerts Persona Music Live 2008/2009 au Japon, l’emission éducative de Mr. Edogawa où l’on apprend beaucoup de choses sur la psychologie de Carl Jung et les notions de persona et shadows – d’ailleurs pour l’anecdote, j’ai réussi à parler de persona durant mon oral de bac, comme quoi les jeux-vidéos peuvent être éducatifs *ehem* – mais aussi le Midnight Trivia Miracle Quiz! qui est un mini-jeu très sympathique et encore d’autres programmes à débloquer…

Vient ensuite l’arrivée de deux nouveaux social links conséquents : l’un avec un personnage important déjà présent dans le jeu original pouvant donner accès à une nouvelle fin et le second avec Marie, personnage exclusif à cette version et qui apporte son lot de nouveautés. A savoir : nouvelles scènes animées, nouveau donjon et si avec la bonne fin, vous aurez carrément le droit à un épilogue se déroulant 6 mois après les événements du jeu – et qui a comblé le fanboy que je suis.

Je vais être bref : ce Persona 4 Golden est tout bonnement un incontournable du J-RPG. On tient là la version ultime d’un jeu de rôle déjà excellent à la base et même si je n’aurais pas craché sur une version console de salon, je dois dire que le titre est bienvenu et à sa place sur Vita en attendant un 5e opus qui je l’espère sera au moins tout aussi bon que celui-ci.


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