My Boss, My Hero : la critique !

Critique – My Boss, My Hero (Drama) 6


J’vous propose une petite critique un peu spéciale puisque l’on va causer un peu Dramafeuilleton japonais donc. Pour beaucoup, les drama ça se résume à des séries TV japonaises cul-cul au possible et n’ayant plus regardé de drama depuis des années, c’est ce que je commençais aussi à croire avant que ma copine ne me pousse à m’y intéresser de nouveau. Et ce que j’avais oublié visiblement c’est que les séries japonaises, comme partout ailleurs, sont variées mais surtout possèdent un petit quelque-chose typiquement japonais qui les rendent super distrayantes et  addictives, ce que m’a rappelé My Boss, My Hero (マイ☆ボス マイ☆ヒーロー) petit coup de cœur TV.

My Boss, My Hero : la critique !

My Boss, My Hero est un drama de 10 épisodes produit par Sato Toya, Noriyoshi Sakuma et Ishio Jun diffusé en 2006 et qui raconte l’histoire de Sakaki Makio, un yakuza de 27 ans particulièrement idiot, qui après avoir foiré une nouvelle affaire par son manque d’éducation se retrouve dans une situation particulièrement gênante : pour succéder à son père à la tête du clan Kaitou Sharp Fang, il doit d’abord obtenir son diplôme du secondaire tel que son père lui a demandé… Makio se retrouve donc au lycée où il doit dissimuler son identité et son âge aux autres, s’intégrer dans sa classe, étudier tant bien que mal et obtenir son diplôme.

Le pitch totalement débile est digne d’un manga et c’est justement comme tel, qu’il faut prendre ce drama loufoque comme il se doit. Faut dire que l’on se retrouve avec une mise en scène parfois caricaturée au max proposant assez souvent des séquences improbables avec par exemple dès le premier épisode un Makio qui est sensé nous faire un saut en forme de cloche mais qui dans les faits nous donne l’impression qu’il plane de manière débile en ligne droite sur 15m – le tout pour un pudding – grâce à des effets spéciaux plutôt cheap – faites attention aux passages où le lycée St.Agnes est présenté en 3D, ça fait mal aux yeux – qui feront sûrement crisper quelques réfractaires mais que j’ai trouvé vraiment marrants et qui à mon avis donnent un charme à la série. Même constat pour le jeu des acteurs qui sont totalement over the top, surjouent à outrance mais c’est la culture cinématographique japonaise qui veut ça et perso, je trouve ce type de jeu plutôt rafraîchissant comparé à ce que l’on a l’habitude de voir en occident et vraiment agréable– et d’ailleurs l’on se prend vite à s’attacher aux personnages.

Mention spécial à Nagase Tomoya qui nous joue un Makio complètement barge qui m’a fait délirer tout au long du show – j’ai pas pu résister à vous mettre ses grimaces WTF pour illustrer cet article – et qui maîtrise à fond son jeu allant jusqu’à être vraiment émouvant dans certaines scènes – Tanaka Koki est pas mal non plus dans le rôle de Kazu. D’ailleurs si les intrigues proposées restent plutôt simplistes avec des conclusions qui arrivent rapidement et qui sont assez prévisibles, on ne se lasse pas pour autant du show qui arrive quand même à proposer de la variété, d’autant plus qu’il ne comporte que 10 épisodes de 45-50 minutes. Maintenant si je devais vraiment trouver des points négatifs, je dirais que l’on a malheureusement parfois des petites surdoses de clichés bien connus si vous lisez des mangas/regardez des animes, que ça soit au niveau des personnages, des situations ou encore des dialogues qui frisent parfois le gnan-gnan mais là encore c’est la culture qui veut ça et perso, ça ne m’a pas forcément gêné plus que ça. Le seul truc qui m’a au final un poil ennuyé, c’est la seconde moitié et surtout la conclusion du tout dernier épisode mais ça reste vraiment subjectif pour le coup.

Et ça c'est cadeau !

Et ça c’est cadeau !

My Boss, My Hero est donc une série vraiment excellente que je vous conseille fortement de regarder si vous n’êtes pas réfractaire au style japonais, elle déborde de passages loufoques, de personnages attachants, de références à la culture pop nippone et franchement les grimaces de Makio valent le détour.


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6 commentaires sur “Critique – My Boss, My Hero (Drama)

  • The Geekette Inside

    Ca m’a fait tout bizarre de lire le titre de ton article car meme chez les fans de manga/japanime, il est rare que les jeunes de ta génération connaissent les dramas. Du coup j’suis toute nostalgique en lisant ta critique qui me replonge des années en arrière quand je regardais moi aussi cette série ! C’est vrai qu’elle est énormément marrante et dérisoire. A la base je m’y étais intéressée pour Koki, un des acteurs, qui était aussi un des membres de KAT-TUN – un boysband de j-pop que j’aimais beaucoup quand j’étais lycéenne =)

    Dans un genre un peu moins drole mais tout aussi intéressant, je te conseille Nobuta Wo Produce si tu ne connais pas, et Kurosagi, deux dramas avec Yamapi (Yamashita Tomohisa), LE chanteur jap’ dont j’étais amoureuse au lycée <333 *fangirl inside*

    Des poutous !

    • Kenny Auteur du billet

      Hahah, en fait j’ai eu une grosse période Otak’ au collège et au lycée ce qui fait que j’ai vu pas mal de dramas à l’époque avant de faire une overdose d’otakulture et de tout lâcher. 🙂

      J’ai entendu que du bien de Nobuta Wo Produce, j’irai sûrement voir ça et je connais pas du tout Kurosagi, j’irai aussi jeter un coup d’œil dessus aussi. Merci du conseil. 🙂