Critique – CLANNAD, un manga qu’il est bien !


Aujourd’hui je vais vous parler d’une licence qui me tient énormément à cœur : Clannad qui pointe enfin le bout de son nez en France après plus de 6 ans d’attente en commençant par l’adaptation en manga de Juri Misaki distribué par les éditions Ototo. Le premier tome est sorti le mois dernier et c’est toujours avec un grand plaisir que je retrouve ma série préféré.

Clannad à la base est un visual novel de Key – un jeu PC qui s’apparente à une sorte de roman virtuel « dont vous êtes le héros » illustré – sorti en 2004 et qui a connu beaucoup de succès puisqu’il a été par la suite adapté en manga – dont celui-ci – ainsi qu’en anime, son adaptation la plus connue et qui a de nos jours obtenu un statut culte parmi les fans d’anime de type tranches-de-vie.J’ai moi-même fini le VN et maté l’anime il y a maintenant 5~6 ans et c’était à l’époque pour moi un véritable coup de cœur à la manière d’Ano Hana (dont vous pouvez lire ma critique ici) et même aujourd’hui il reste dans mes 3 animes préférés.

En VN ça donne ça

Le manga reprend la trame principale du VN : on suit la vie de Tomoya Okazaki, un lycéen désabusé et déçu par la vie qui a acquis au fil du temps  une réputation de délinquant dans son lycée. Froid avec les autres élèves, il rencontre un beau matin Nagisa Furukawa, jeune fille timide et qui a perdu tous ses amis à cause de sa santé fragile qui l’a fait louper sa dernière année. A partir de là une histoire se crée entre les deux et Tomoya laisse tomber le masque pour aider Nagisa a réaliser son rêve : monter un club de théâtre.

Ne vous fiez pas à cette apparence de simple roman à l’eau de rose cul-cul, on a bien affaire à l’un – si ce n’est le – maître des mangas type tranche de vie. Clannad est un manga qui vous prend aux tripes et vous embarque dans une histoire mêlant de bonnes doses d’humour sur une trame de fond sérieuse et dramatique – parfois même tragique – mais sans pour autant tomber dans la surenchère. Il y a une chose qui m’a agréablement surpris à propos de l’intrigue : elle commence à se dévoiler assez rapidement et sans aucune longueur contrairement à bien d’autres mangas de ce type et ça c’est vraiment cool – d’ailleurs si ça peut vous convaincre, comme indiqué sur la quatrième de couverture (bravo Ototo !), le manga ne s’étale pas sur des siècles et ne fait que 8 tome.

Pour servir cette intrigue on a le droit à une grande galerie de personnages tous différents avec notamment une majorité de filles – mais là encore n’espérez pas avoir un énième manga ecchi bande de perv’ –, et des personnages assez caricaturaux de prime abord –  on trouve notamment Youhei Sunohara le sidekick débile et opportuniste, Kyou Fujibayashi la tsundere, Tomoyo Sakagami l’ex-délinquente… – mais qui possèdent tous une profondeur et auxquels vous vous attacherez forcément.

 

En ce qui concerne la mangaka, j’avoue qu’au départ son style ne me transcendait pas mais au final je trouve que le manga a une patte graphique vraiment sympathique en proposant un bon compromis entre le style seinen et le style shojo avec un trait adulte, maîtrisé, propre mais pas rigide pour autant et distillant quelques petites doses de fleur – sérieusement il doit y avoir dix cases maxi’ comme ça dans ce premier tome. Malgré le chara-design de Tomoya avec lequel j’ai un peu de mal – ce que l’on peut excuser vu qu’il s’agissait de la toute première adaptation –, le reste des personnages sont plutôt bien représentés avec des décors plutôt agréables – même s’ils sont parfois un peu trop discrets à mon goût – et la mise en scène est vraiment bien faite, on retrouve bien les situations du VN ainsi que de l’anime.
Conseil : écoutez l’OST de l’anime pendant votre lecture pour être à fond dans l’ambiance. 🙂

Avec ce premier tome de l’adaptation manga de Clannad, Ototo nous fait un joli cadeau en nous proposant cette perle tout droit venue du Japon. Une perle que je vous conseille bien évidemment très fortement, que vous soyez fan de ce genre d’intrigue ou non, et à laquelle vous ne resterez pas insensible. En tout cas j’ai hâte de lire la suite et j’espère que ce choix d’édition donnera des idées à certains pour que l’on ai enfin l’anime en France.

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