Test – Tales of the Abyss (3DS)

Après une petite semaine d’absence, je vous propose un petit test sur un jeu qui me tient à cœur de vous présenter puisqu’il s’agit de Tales of the Abyss, un jeu Namco Bandai que j’ai attendu pendant 7 longues années puisqu’il est d’abord sorti sur PS2 au Japon et aux Etats-Unis mais jamais en Europe. Mais heureusement à l’heure où la 3DS ne proposait aucun RPG, la firme a décidé de nous sortir ce petit bijou que je vais vous présenter avec grand plaisir !

Le pitch est assez simple d’apparence puisque vous contrôlez Luke, un aristocrate de 17 ans enfermé dans son manoir depuis une tentative de kidnapping qui s’est déroulée quelques années plus tôt. Un jour son maître d’armes se fait attaquer par une mystérieuse inconnue et en tentant de le protéger, Luke est téléporté à l’autre bout du continent avec cette fille.

L’intrigue va bien évidemment s’étoffer au fur et à mesure en proposant des rebondissements ainsi que de nouveaux personnages hauts en couleur. De très nombreuses saynètes optionnelles – plus de 400 – permettent d’approfondir aussi l’univers du jeu, l’histoire des personnages mais aussi de proposer quelques dialogues amusants. Car si l’histoire est sérieuse de prime abord et que l’on a le droit à des moments parfois très difficiles, de nombreuses scènes comiques viennent l’alléger et vous faire sourire.

J’ai trouvé les environnements plutôt agréables à visiter – notamment Grand Chokmah qui est une ville magnifique – même si c’est assez inégal puisque certains donjons et la worldmap laissent franchement à désirer. La bande son est quant à elle plutôt sympathique mais pas extraordinaire, même si l’on a quand même le droit à quelques thèmes tout bonnement épiques comme « Meaning of Birth », qui est pour moi l’un des themes les plus cultes des RPG 3D , et qui est utilisé dans une scène magistrale qui a elle seule justifie l’achat du jeu.

Un gameplay au poil

Pas de surprise, on est bien devant un Tales of : on alterne exploration de villes, donjons à parcourir, énigmes à résoudre et enfin les séquences de combat qui restent tout simplement le gros point fort de la série. Les combats en temps réel sont certes répétitifs mais ils sont surtout très dynamiques, j’ai pas éprouvé de réelle difficulté en mode normal mis à part contre certains boss qui demandent de la stratégie et dont en prend plaisir à en venir à bout.

Le jeu regorge nombreuses subtilités dont la customisation des sorts, des stratégies, de la façon dont vos personnages progressent mais aussi de quêtes annexes et de choses à débloquer, dont certaines disponibles après avoir terminé le jeu une première fois. D’ailleurs lorsque vous recommencez le jeu, vous pouvez changer de nombreux paramètres pour créer une nouvelle expérience de jeu !

Un portage 3DS bon sans être extraordinaire

C’est ici que le bât blesse car si l’on peut être reconnaissant à Namco Bandai de nous donner la possibilité de jouer à ce superbe titre, on se retrouve tout de même avec un portage qui laisse un arrière-goût de bâclé. Pas d’améliorations par rapport à l’original, on se retrouve avec un jeu toujours très joli et agréable à l’œil mais qui accuse les années, faute à un aliasing omniprésent et à des textures parfois super dégueux ce qui aurait franchement pu être corrigé avec un peu de travail – même si j’pense que l’écran de faible résolution de la 3DS y est pour quelque-chose aussi…

La worldmap est un peu caca quand même

Mais ce qui est honteux, c’est que l’on se retrouve souvent avec de très grosses baisses de frame rate sur la world map lorsque l’on s’approche trop près des forêts alors qu’elle se révèle pourtant assez vide – voire pauvre – et pire, on a le droit à du clipping avec parfois des pans entiers de map qui apparaissent devant vous à la dernière seconde mais heureusement c’est un problème plus rare et qui ne survient jamais dans les villes ou les donjons.

Cependant j’ai quand même apprécié le fait que les développeurs aient fait quelques ajustements au jeu pour donner une utilité à l’écran tactile qui est un vrai plus en combat où l’on peut mettre 4 raccourcis pour donner des ordres à ses camarades dans le feu de l’action, ce qui est bien pratique.

Malgré ces quelques petits défauts de technique, Tales of the Abyss reste quand même pour moi un titre indispensable pour tout amateur de RPG et de jeux d’aventures, et d’autant plus à l’heure où la 3DS ne propose pas un catalogue encore très fourni dans ces genres. C’est un jeu à l’univers attachant, avec un gameplay solide, une bonne durée de vie et une bonne rejouabilité donc si vous avez la chance de le trouver – car il n’y a pas beaucoup d’exemplaires malheureusement – n’hésitez pas une seconde et prenez-le !

Kenny

Étudiant en LEA, blogueur, graphiste WP, buveur de Canada Dry et rédacteur web. J'ai des super pouvoirs aussi.

2 pensées sur “Test – Tales of the Abyss (3DS)

  • avril 21, 2012 à 7:46
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    Cool ton test, c’est bien complet =o J’avais hésité à le prendre cet aprem, il a l’air d’être un bon RPG mais c’est les graphismes en action qui m’ont un peu ralentie… J’aime pas trop comment c’est foutu pendant les combats, je m’attendais + à une vue de dessus genre les vieux Zelda ou Wild Arms XD

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    • avril 21, 2012 à 8:30
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      Ah merci c’est gentil, j’ai toujours peur d’écrire une tonne mais en même temps je peux pas m’empêcher de parler de 36000 détails. xD
      Ben pendant les combats, la caméra est en vue de 3/4 généralement, quand tu es très près de l’ennemi elle passe de profil et au contraire quand t’es très loin c’est presque vue du dessus en fait. Mais après le système reste cool, faudrait que tu regardes quelques vidéos sur Youtube et/ou que tu teste, après on aime ou on aime pas je pense. :p

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