Critique – Lost Paradise vol. 1

Nouvelle licence des éditions Ki-oon et 1er « vrai » manga de Tôru Naomura, Lost Paradise est un shônen sorti en librairie le 8 mars dernier. C’est en visitant le site de l’éditeur et en lisant le résumé de ce tome que mon intérêt a été piqué à vif – et pis la couverture est vachement classe ! – mais je ne l’ai pas trouvé en ville jusqu’à aujourd’hui. Donc tout juste après ma lecture, voilà ce que j’en pense.

 

Le pitch :
Sora une jeune fille qui a toujours rêvé de devenir un vaillant chevalier, se retrouve invité à rejoindre Utopia, un lycée des plus prestigieux du Japon situé sur une île artificielle au milieu de nulle part.

Si Sora est d’abord enthousiaste à l’idée d’intégrer l’élite, elle va rapidement déchanter en découvrant que l’établissement est en fait l’immense terrain d’un jeu de Réalité Augmentée pratiqué par les élèves masculins. Ceux-ci maltraitent toutes les filles qu’ils utilisent comme armes dans des combats où le gagnant récupère l’arme – et donc la fille – du perdant. Suite à un concours de circonstances, Sora va se voir octroyer le droit de participer au jeu comme les garçons et va se lancer dans une quête pour mettre fin à ce système misogyne.

 

Mes impressions :

Pour commencer il faut savoir que Ki-oon nous a souvent proposé des mangas avec des illustrations de qualité – je pense notamment à Kurokami ou encore à Doubt et JUDGE dont j’adore le style graphique – et ici ce Lost Paradise ne déroge pas à la règle : les traits sont fins et maîtrisés, le chara-design est globalement bon cependant on peut regretter le fait que les environnements soient souvent peu détaillés voire vides bien qu’ils restent agréable à l’œil.

 

L’intrigue et la mise en scène :
En ce qui concerne la trame même du manga, on remarque que pour sa première série l’auteur maîtrise plutôt bien son sujet car si d’une part l’intrigue se révèle être assez originale sans pour autant être extraordinaire, elle est aussi très bien mise en scène. Le rythme est bien tenu : les explications quant à l’univers ne traînent pas et sont très rapidement suivies par des scènes d’actions qui elles aussi ne s’étalent pas sur dix pages et au final on ne ressent véritablement aucune longueur.

 

Si les thèmes abordés sont graves – comme la misogynie qui est en tête – et que le manga se tourne vers un public un peu plus mature, ils sont traités de manière à ce l’on comprenne la gravité sans pour autant nous rendre complètement mal à l’aise et le caractère du personnage principal ainsi que de nombreuses scènes comiques viennent rendre le tout plus léger pour le lecteur.

 

D’ailleurs si le manga nous propose quelques scènes de fanservice au passage, il faut avouer qu’elles sont distillées au compte-goutte et restent vraiment des éléments d’arrière-plan ce qui est une bonne chose.

Les personnages :
Les protagonistes, sans être spécialement originaux ou même super travaillés, ne vont pas pour autant lorgner du côté des stéréotypes que l’on retrouve souvent dans les divertissements japonais – à une ou deux exceptions près – et ils se révèlent assez intéressants et rapidement attachants.

 

Pour ce qui est du reste du casting, ils sont à l’image du monde manichéen créé par Toru Naomura. On se retrouve face à des filles que l’on prend très vite en pitié lorsque l’on voit leur visages sans vie ou leur air désespéré et le traitement qu’elles subissent à cause des garçons qui eux sont réellement diabolisés par des visages durs ou arrogants et leur tendance à rabaisser les filles qu’ils traitent comme de simple objets.

 

Le mot de la fin :
Pour conclure je dirais donc que Tôru Naomura nous livre là un premier tome plein de rebondissements avec notamment un cliffanger à la fin du tome assez prévisible mais néanmoins efficace ainsi qu’une galerie de personnages intéressants et je ne peux vous conseiller d’aller jeter un coup d’œil à cette série prometteuse dont j’attends le deuxième tome avec impatience !

Kenny

Étudiant en LEA, blogueur, graphiste WP, buveur de Canada Dry et rédacteur web. J'ai des super pouvoirs aussi.

5 pensées sur “Critique – Lost Paradise vol. 1

  • avril 12, 2012 à 8:19
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    Ça fait plaisir de voir qu’il y en a encore qui lisent des mangas :3
    Ça me rappelle moi y a quelques années huhu x) Celui-ci a l’air un peu spécial quand même à en juger par la couverture !

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    • avril 12, 2012 à 8:24
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      Hahah, tu commente plus vite que ton ombre ! xD
      En fait j’ai eu ma période vrai otaku quand j’avais 14-15 ans pis j’ai fais une overdose d’animes / mangas et du coup, coupure de 2-3 ans et là vu que je n’ai plus rien à lire vraiment, j’me suis mis à reprendre quelques mangas mais je suis plus accro comme avant.

      Et sinon en fait ne te fis pas à la couverture justement, même si les relations sont un peu ambiguës et qu’il y a quelques scènes de fanservices, c’est pas du tout un truc pour perv’, c’est quand même assez sérieux j’trouve.

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  • avril 12, 2012 à 9:23
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    Je viens de lire le trailer et c’est vraiment mon genre de manga, demain je cours l’acheter pour savoir la suite.

    Merci à toi pour la découverte. =)

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    • avril 12, 2012 à 9:43
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      Pas d’quoi, j’espère que tu ne sera pas déçue ! 🙂

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  • avril 18, 2012 à 3:09
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    Voilà un manga qui rentre dans ma liste : « À lire à mon retour en France ». En espérant que la suite tienne et ne soit pas décevante.

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