Aujourd’hui article un peu spécial puisque je vais vous parler d’un manga de Ken Akamatsu, Mahou Sensei Negima! et vous donner mes impressions sur cette série que j’ai suivi depuis maintenant 7 ans et qui vient tout juste d’atteindre sa fin, le dernier chapitre ayant été publié il y a 2 semaines au Japon. Pour cette fois, je ne vais pas me contenter de donner des impressions générales mais détailler ce que j’ai perçu tout au long du manga; si jamais vous n’avez pas lu le manga, il y a un risque de spoiler bien que j’ai évité au maximum de dévoiler l’intrigue.

Une jolie ribambelle de personnages hauts en couleur !

Le pitch:
L’histoire est de base très simple: Negi Springfield, jeune magicien anglais de 10 ans, vient de terminer ses études dans une école de magie. Il doit passer une dernière épreuve pour devenir un Magister Magi (Maître magicien) et il s’avère que cette épreuve est d’enseigner l’anglais au Japon dans une classe entièrement composée de filles sans dévoiler qu’il est un sorcier. Arrivé au collège Mahora, il fait rapidement connaissance avec Asuna dont il va subir le sale caractère et qui va vive découvrir son secret. Bien évidemment il va se rendre compte que gérer une classe de 31 filles est plus dur qu’il n’y paraît…

La découverte

J’ai découvert Negima totalement par hasard en achetant mon Kid’z Mania – un magazine que j’adorais et qui était super cool – dont le dernier numéro proposait le premier chapitre du manga. Etant beaucoup apprécié la précédente oeuvre d’Akamatsu, Love Hina, qui était le premier manga que j’ai réellement suivi, j’étais bien évidemment curieux de voir ce qu’allait donner ce manga que les médias décrivaient à l’époque comme « un Harry Potter à la japonaise« , ce qui m’avait d’autant plus intrigué. J’ai donc récupéré les autres chapitres du tome 1 dans les deux Kid’z Mania et finalement je me suis mis à suivre la série au fur et à mesure de la publication par les éditions Pika.

Première partie : un manga en constante progression

La première chose que qui m’a frappé dans Negima c’est tout simplement le changement du style graphique de Ken Akamatsu qui s’améliore considérablement en utilisant des traits plus pointus, plus marqués, propres et avec un chara-design classe.

Pour ce qui est de l’histoire, elle commence fébrilement au début : petites anecdotes pour nous familiariser avec les différents personnages et gags « coquins » vus et revus dans les mangas ecchi sont d’abord de mise. L’intrigue et l’intérêt du manga ne pointent le bout de leur nez qu’au tome 3 consacré au personnage d’Evangeline qui fera office de premier obstacle au héros avant de devenir une alliée.

C’est à la suite du tome 3 que l’intrigue de fond commence enfin à se montrer tandis que différents petits story arcs se déroulant sur 2-3 tomes font leur apparition. Ainsi après un premier voyage scolaire bien mouvementé et des vacances pas si tranquilles que ça où de plus en plus d’élèves démasquent le magicien et deviennent ses alliées, on se retrouve face à ce qui est pour moi le meilleur arc scénaristique du manga: la grande fête de Mahora qui est couvert du tome 9 au tome 18. Cet arc est mon préféré car il n’y a aucun temps mort et surtout il y a énormément de rebondissements sur fond de conspiration, voyages temporels, catastrophes et enfin c’est un arc qui se conclu en apothéose.

Malheureusement on ne peut pas en dire autant pour la suite du manga.

Negima c’est aussi pleins de bisous~!

Deuxième partie: l’auteur en déroute ?

Après un arc se concluant sur les chapeaux de roues, Akamatsu nous fait miroiter au tome 21 une nouvelle intrigue extraordinaire dans un autre monde. Si j’étais tout d’abord super enthousiaste à l’idée de découvrir ce nouvel arc – couvert du tome 20 au tome 37 -, celui-ci pourtant plein de bonnes idées s’est avéré bien décevant.

L’auteur a voulu donner vie a une intrigue encore plus spectaculaire que la précédente mais son projet était bien trop ambitieux. En effet on remarque bien vite qu’il ne sait plus ce qu’il veut et qu’il se perd dans ses idées: on a d’un côté de véritables longueurs où le nouvel univers et son histoire nous est expliquée dans des flashbacks souvent accompagnés de longs dialogues complexes avec un côté plus adulte pas vraiment réussi tandis qu’on se parfois retrouve à l’inverse face à un shonen pour pré-pubères très basique où l’on assiste à des combats où les attaques surpuissantes fusent de partout et où l’on ne comprend pas trop ce qu’il se passe. On assiste même à une sorte de phénomène « Sangohan »: Negi passe de jeune apprenti magicien en un véritable démon détruisant tous ses ennemis en très peu de temps et il commence à perdre en crédibilité. L’arc connait de multiples rebondissements, trop même et traîne jusqu’à la « bataille finale » qui elle-même dure une plombe et où l’on peine à comprendre les enjeux de celle-ci et ce qui s’y passe.

– Viens du côté obscur, nous avons des cookies !

— Attention petit spoil —

Après cet arc retour à Mahora pour faire face à une nouvelle catastrophe que l’on ne verra pas finalement puisque comme un aveu de faiblesse, Akamatsu résout en 3 chapitres le problème par un immense Deux Ex… puis l’on se retrouve enfin avec l’ultime chapitre totalement bâclé où l’on assiste à quelques événements sans grand intérêt même si la fin laisse entrevoir une suite possible – qui j’espère arrivera et nous donnera une vraie fin digne du manga.

A lire ou pas ?

Je dirais oui, absolument ! Ce manga mérite d’être lu, ne serait-ce que pour l’arc du tome 9 à 18. L’histoire est prenante et originale, les personnages sont très attachants, les décors et le chara-design sont agréables à l’œil. En tout cas  même si la deuxième partie traîne en longueur et m’a pas mal déçu, il n’en reste pas moins qu’elle restait bonne et je dois avouer que j’ai encore du mal a réaliser que ce manga que j’ai suivi pendant si longtemps soit terminé et que quand ça sera le cas, ça laissera quand même un vide. Donc si je n’ai qu’un conseil à vous donner: foncez et allez lire Negima!