Critique film – Dangan Runner

Allez, histoire de me mettre dans le bain et de donner un « vrai » premier article à ce blog je vais commencer par la critique d’un film japonais que j’ai regardé il y a peu de temps: Dangan Runner, un film japonais d’Hiroyuki Tanaka (plus connu sous le nom Sabu) sorti en 1996.


Alors, Dangan Runner ça raconte quoi?
C’est tout simplement l’histoire de trois hommes – Yasuda un pauvre gars qui se fait rabaisser par son employeur et humilié par sa petite-amie qui le largue, Takeda un yakuza qui voit son mentor et son Oyabun* se faire assassiner et enfin Aisawa ancienne rockstar qui est tombé dans la drogue et tente d’échapper aux yakuza à qui il doit de l’argent – qui n’ont a priori rien en commun mais qui dont les vies vont se croiser alors qu’ils se lancent dans une course sans fin à travers Tokyo.

Da gauche à droite: Aisawa, Yasuda et Takeda

Je sais, c’est peu comme résumé mais il faut garder l’élément de surprise car à vrai dire si le scénario est assez basique toute la force du film se trouve dans son déroulement même, le réalisateur s’amusant à faire durer l’attente du spectateur en cassant l’histoire par de multiple flashbacks sur le passé des trois protagonistes. Bon qu’on se le dire, c’est le tout premier film Sabu et ça se voit: le réalisateur multiplie les effets de répétitions avec notamment la course qui se retrouve peut-être un peu trop au cœur de l’action et on sent notamment l’ennui guetter après dix longues minutes où l’on voit simplement les héros courir comme des dératés.

Côté visuel le film assure, on a le droit à de nombreux plans fixes nous permettant d’apprécier le cadre de l’action ainsi dans les scènes d’intérieur on nous livre des plans de caméra assez proche des personnages, nous permettant de ne rien rater de leurs actions et de s’immerger dans l’histoire tandis que dans les scènes d’extérieur nous renvoient au contraire à notre rôle de spectateur et l’on se retrouve donc finalement à contempler de très beaux paysages urbains qu’offre Tokyo (ce qui a notamment fait plaisir à mon petit cœur d’otaku).

Pour ce qui est de la bande-son, celle-ci se veut plus discrète ce qui est à mon sens très bien puisque cela renforce encore une fois l’immersion du film.

Hello to you~!

Si ce film n’est pas du tout exempt de défauts – pas mal de lourdeurs que ce soit dans les plans de caméra ou le déroulement du scénario même qui peine énormément à démarrer et qui d’ailleurs nous laisse parfois perplexe – je ne peux personnellement que vous le conseiller. Il reste toute de même très agréable à regarder, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire face à certaines scènes (notamment celle où ils croisent une jeune femme en tailleur, messieurs… ;p) ou même certains personnages comme la bande de flics, j’ai d’ailleurs trouvé les personnages assez attachants et même si je dois l’avouer, la fin m’a laissé un certain sentiment de non-achevé et qu’elle est clichée, je l’ai trouvé efficace.

Bref si vous avez 1h30 devant vous, vous savez ce qu’il vous reste à faire!

Kenny

Étudiant en LEA, blogueur, graphiste WP, buveur de Canada Dry et rédacteur web. J'ai des super pouvoirs aussi.

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